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    Adoptez Ecoprod, le label révolutionnaire pour des tournages respectueux de l’environnement !

    dimanche 14 janvier 20247 Mins Read
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    Sommaire :

    • Censé garantir l’écoresponsabilité d’une production audiovisuelle, le label Ecoprod arrive sur les plateaux de cinéma et de télé… Mais les (mauvaises) vieilles habitudes ne lui facilitent pas la tâche !
      • Critères écologiques pour les productions audiovisuelles
      • Une “clause anti-greenwashing”
      • Les défis de l’éco-production

    Censé garantir l’écoresponsabilité d’une production audiovisuelle, le label Ecoprod arrive sur les plateaux de cinéma et de télé… Mais les (mauvaises) vieilles habitudes ne lui facilitent pas la tâche !

    Sur le tournage de la série « Un si grand soleil » (France 2), labellisé Ecoprod.

    Sur le tournage de la série « Un si grand soleil » (France 2), labellisé Ecoprod. Photo Fabien Malot/FTV

    Par Natacha Marbot

    Publié le 13 janvier 2024 à 14h05

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    Critères écologiques pour les productions audiovisuelles

    Interdiction de filmer depuis un hélicoptère, repas végétarien une fois par semaine, covoiturage et train pour les équipes… Avec un bilan carbone à plus de 1,7 million de tonnes de CO2 – sans compter 15 tonnes de déchets par tournage en moyenne, selon Karine d’Orlan de Polignac, cofondatrice de La ressourcerie du cinéma –, le secteur de l’audiovisuel, dont le cinéma, est souvent épinglé pour son empreinte écologique. Mais la grande machine s’ébroue. Lors des Assises de l’éco-production, le 12 décembre 2023, les représentants des groupes TF1, Canal+, M6 et Mediawan ont ainsi annoncé vouloir réaliser toutes leurs productions internes dans le respect des pratiques écologiques.

    L’outil principal de cette ambition : le label Ecoprod. Lancé en décembre 2022, ce certificat d’écoresponsabilité est décerné aux productions audiovisuelles volontaires. L’émission Top chef (M6), la série Un si grand soleil (France 2), la dernière publicité LG ou encore le film de cinéma La Voie royale font partie des heureux récipiendaires de la certification, dont la vérification est faite depuis septembre 2023 par l’Association française de normalisation (Afnor), afin d’en garantir la transparence.

    Une “clause anti-greenwashing”

    Des bureaux de la production aux maquilleurs, en passant par les décors et la régie, tous les domaines sont concernés. L’association déploie une liste de quatre-vingts critères précis et détaillés – dont huit impératifs. Si 65 % des conditions sont remplies, la production est éligible au label, preuves documentaires à l’appui, parfois après un audit sur place. Les critères pointilleux ont l’avantage de la clarté, contrairement au bilan carbone « souvent jugé abstrait », selon Pervenche Beurier, déléguée générale d’Ecoprod. Pour l’instant, les productions n’ont aucune obligation. Tout se fait sur la base du volontariat, dopé par la concurrence entre les différentes boîtes de production afin d’afficher le sceau vert olive, emblème du label.

    Le maquillage utilisé et les gâteaux de la table de régie sont-ils bio ? Le décor a-t-il été réutilisé ou recyclé ? Les acteurs viennent-ils tous les jours à pied ou en covoiturage ? Les critères vont dans le détail, mais évitent savamment le scénario. « Nous n’avons pas vocation à travailler sur le fond, explique Pervenche Beurier. Notre but est de répondre aux demandes des grands groupes de production et de distribution qui veulent une grille d’action concrète et lisible. » Le label a tout de même prévu une « clause anti-greenwashing » : en théorie, une publicité pour un SUV peut par exemple être estampillée Ecoprod si son tournage est vertueux. Mais si l’entreprise se servait du label pour faire croire au consommateur que le véhicule est « plus écologiquement responsable qu’il ne l’est en réalité », elle se le verrait retiré par Ecoprod.

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    Les défis de l’éco-production

    Au centre du dispositif, les chargées d’éco-production – un métier pour l’instant largement féminin. « Souvent, les équipes sont très contentes que quelqu’un soit là pour s’occuper des démarches, cela montre la motivation de la production », analyse Pauline Gil, chargée d’éco-production depuis 2018. Mais si l’existence du poste est une condition sine qua non pour l’obtention du label, rien n’impose la présence physique de la personne sur le plateau. « Lors d’un tournage pour Mediawan labellisé Ecoprod, nous avons été obligés d’assister à un webinaire de formation. Mais après, sur le tournage, il n’y avait personne du label, et presque rien n’a été mis en place. Beaucoup d’intentions pour peu d’actions alors que l’équipe était motivée », relate un technicien du son.

    Dans le souvenir des mesures prises pendant le Covid-19, de nouvelles contraintes sont parfois accueillies avec méfiance par les équipes. « Certains ont peur pour leurs conditions de travail, ne veulent pas perdre en confort ou bouleverser leurs habitudes – notamment leur consommation de viande », explique Pierre Bézard, perchman et membre de la Commission environnement de l’Association française du son à l’image. Pas de secret pour Pauline Gil, l’acceptabilité des mesures ne peut venir que d’un grand effort de pédagogie : « Le cœur de mon métier est la sensibilisation et la médiation avec les différents acteurs. On protège ce que l’on connaît et comprend. »

    Elle veille aussi à jouer avec les sensibilités de chacun, notamment lorsqu’un sentiment d’injustice éclôt contre les comédiens et les réalisateurs, « qui sont encore très chouchoutés », admet Pervenche Beurier. « C’est sûr qu’on leur en demande beaucoup moins qu’aux techniciens, remarque Pauline Gil. Je ne trouve pas juste qu’ils aient des laissez-passer auxquels les autres n’ont pas le droit. » Par exemple, venir en taxi tous les matins quand les équipes techniques prennent le bus, ou être logé dans un hôtel cinq étoiles loin du plateau.

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    Afin d’éviter ces tensions, elle contacte souvent directement les comédiens pour leur expliquer les mesures. « La plupart du temps, ils sont d’accord pour apporter leur propre gourde, manger végétarien ou ne pas prendre l’avion quand c’est évitable. » Parfois, les acteurs et actrices eux-mêmes sont moteurs de l’éco-production : Marion Cotillard et Lambert Wilson – entre autres – auraient intégré à leurs contrats des clauses d’écoresponsabilité, conditionnant leur venue à de bonnes pratiques écologiques. Le collectif CUT ! (Cinéma uni pour la transition), créé fin 2022 par l’acteur belge Jérémie Renier, a rédigé une Charte d’engagement à l’intention des comédiens, afin qu’ils l’adossent à leur contrat, garantissant ainsi une obligation légale d’éco-production, même pour les stars. Parmi les engagements : ne pas être logé dans un endroit plus luxueux que le reste de l’équipe, accepter les loges partagées ou ne vendre son image qu’à des marques écoresponsables.

    Les réticences de certains membres des équipes font écho, pour Pierre Bézard, à celles rencontrées avec les protocoles contre les violences sexistes sur les tournages. « On a aussi entendu que les règles anti-harcèlement sexuel allaient nuire à la liberté de création… Ce sont toujours les mêmes arguments : on fait ça depuis des années et cela fonctionne, pourquoi tout remettre en question ? » Pauline Gil renchérit : « Je ne vais pas mentir, il y a un aspect générationnel. Mes premiers alliés sur les tournages, ce sont généralement les jeunes. Et les femmes. » Pourtant, le perchman note que si l’acceptation des politiques contre les agissements sexistes a pris du temps, « presque tout le monde trouve désormais normal de former les équipes sur ce sujet [formations obligatoires depuis décembre 2023 ; la mise en place adviendra courant 2024, ndlr]. Il n’y a pas de raison que cela soit différent avec l’écologie, vu l’urgence. »

    L’enjeu du label Ecoprod est double : revisiter des décennies d’habitudes polluantes et incompatibles avec l’éco-production, sans brider la liberté de la réalisation. « Dès qu’on touche à “l’artistique”, ça freine de tous les côtés », observe Pauline Gil, qui voudrait bien aller plus loin encore, convaincue qu’éco-production et liberté artistique ne sont en rien incompatibles. « Le scénario fait souvent arriver et partir un personnage en voiture, par exemple, mais ce n’est pas forcément utile. Les plans ne durent que deux secondes et c’est toute une logistique derrière. Idem pour les scènes de repas, qui sont commodes pour que les personnages puissent discuter, mais quel gaspillage de nourriture à chaque fois… » Forcer les équipes artistiques à composer avec de nouvelles données pourrait-il être en soi un vecteur de créativité ? « De tout temps, le cinéma a été fait dans la contrainte, ne serait-ce que budgétaire ! » rappelle Pervenche Beurier.

    Audiovisuel Télévision TV
    Vanessa G.

    Baignée dans les médias depuis toute petite, je suis très attirée par ces sujets, que je me fais un plaisir de partager avec vous.

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