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Le sort des otages détenus par le Hamas toujours incertain
Plus de deux semaines après les attaques contre Israël, le Hamas détient toujours environ 220 otages, selon l’armée de l’État hébreu citée par Haaretz. Si le sort de ces personnes reste encore incertain, le porte-parole de la branche armée du Hamas, Abu Obeida, a lancé le 9 octobre un message inquiétant au reste du monde : pour chaque attaque d’Israël à Gaza contre des civils « sans avertissement », un otage serait tué, avec une diffusion de l’exécution.
Les plateformes face à la diffusion de contenus ultraviolents
Les plateformes sont-elles prêtes face à une probable seconde vague de diffusion de contenus ultraviolents ?
Des mesures avant la prochaine crise
Le jour même de l’attaque du Hamas, le 7 octobre, des diffusions en direct des massacres ont été relayées sur les réseaux sociaux, y compris par des personnalités comme le fils de Donald Trump sur X, note Wired. La diffusion de tels contenus est complexe à endiguer, d’autant que les comptes de certains otages ont été utilisés pour diffuser en direct des attaques et multiplier des menaces de mort.
Des compléments d’informations sur les entités nommées :
Les comptes officiels de l’État hébreu sur X n’hésitent pas à publier des photos extrêmement crues des horreurs du 7 octobre, Tsahal a par exemple décidé de diffuser un montage de certaines de ces vidéos tournées par les combattants du Hamas, sans aucun filtre, à un ensemble de journalistes internationaux, ainsi que l’a notamment rapporté le Parisien.
La préparation des principales plateformes de réseaux sociaux
Face à la menace d’une nouvelle vague de contenus ultraviolents tels que les vidéos des otages détenus par le Hamas, les principales plateformes de réseaux sociaux ont dû prendre des mesures rapides. Du côté de Meta, qui possède Facebook, Instagram ou encore Whatsapp, on parle d’un « centre d’opérations spéciales » composé d’experts parlant l’hébreu et l’arabe chargé de surveiller l’activité sur les réseaux du groupe. TikTok évoque plutôt un « centre de commande » qui remplit dans l’ensemble les mêmes fonctions, Youtube a activé son « bureau de renseignement »…
Les limites de la réaction face aux contenus extrêmes
Toutefois, l’efficacité de ces mesures est peut-être à relativiser, étant donné que les diffusions d’atrocités sont pour l’instant à un niveau faible. Une situation qui pourrait changer dans les prochains jours : Israël préparerait une offensive terrestre contre Gaza qui, si elle n’a toujours pas été lancée, poussera possiblement le Hamas à prendre des actions contre les otages, possiblement les plus dramatiques, et que le groupe pourrait décider de diffuser.
Des compléments d’informations sur les entités nommées :
Tech Against Terrorism, une organisation à but non lucratif, s’occupe de signaler aux grandes compagnies comme Meta ou X l’existence de nombreuses vidéos contenant des attaques terroristes sur leurs plateformes. Cependant, la réaction n’est pas instantanée.
Les lacunes des réseaux sociaux moins scrupuleux
Le principal problème concerne cependant les réseaux sociaux les moins scrupuleux en termes de diffusion de contenus : si le Hamas est banni sur Facebook, Instagram, Youtube et TikTok – X a également supprimé des centaines de comptes liés au Hamas, bien que le réseau social abrite toujours d’autres groupes terroristes tels que les Talibans –, à l’inverse, des réseaux comme Telegram, l’outil préféré du Hamas, se montrent plus opaques sur leur gestion.
Des compléments d’informations sur les entités nommées :
Telegram fonctionne via des groupes inaccessibles aux personnes ne les ayant pas rejoints, empêchant un contrôle des informations diffusées sur ces espaces virtuels. La direction du réseau social adopte également une approche beaucoup plus libérale sur la question des contenus partagés, face à des groupes comme Meta ou X (légèrement) plus prompts à l’action.
En conclusion, malgré les mesures prises par les plateformes de réseaux sociaux, la diffusion de contenus ultraviolents et d’atrocités reste un défi. Les réseaux sociaux moins scrupuleux, comme Telegram, permettent toujours la diffusion de ce type de contenus, ce qui met en évidence les limites de la réaction face à de tels contenus. La situation reste incertaine quant au sort des otages détenus par le Hamas et leur possible utilisation pour diffuser des vidéos dramatiques.

