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Les fausses images et vidéos sur le conflit Israël-Hamas
Les réseaux sociaux regorgent de fausses images et vidéos concernant le conflit Israël-Hamas. Face à la complexité du contexte politique et historique, il est tentant de céder et de conclure qu’il est impossible de distinguer le vrai du faux. Cependant, il existe quelques réflexes de base que tout le monde devrait adopter avant de partager des informations, rappelle le Détecteur de rumeurs.
Une ampleur inédite de désinformation
Depuis l’attaque terroriste du Hamas en Israël le 7 octobre, plusieurs observateurs de la désinformation ont constaté une ampleur inédite de ce phénomène. Un journaliste spécialisé de la BBC a déclaré qu’il y avait eu un déluge de faux messages dans les derniers jours. Selon des experts interrogés par l’AFP, le conflit Israël-Hamas met en évidence la diminution de la capacité des grandes plateformes comme Facebook et Twitter à lutter contre les fausses informations, depuis qu’elles ont réduit leur personnel chargé de traquer les propos trompeurs ou haineux.
Les émotions en jeu
Il est important de ne pas sauter trop vite aux conclusions, surtout lorsque des images ou des vidéos suscitent une forte émotion. Les contenus les plus choquants génèrent le plus d’engagement sur les réseaux sociaux, et les désinformateurs peuvent jouer avec nos émotions. Il est donc essentiel de garder à l’esprit cette manipulation émotionnelle.
1) Être patient
Certaines vérifications peuvent être au-delà de la portée du citoyen moyen. L’exemple de l’explosion près de l’hôpital Ahli Arab de Gaza le 17 octobre en est une illustration. Les premières conclusions, basées sur une seule source, étaient hâtives. Cependant, grâce à l’analyse d’images, de photos satellites et à la géolocalisation, les experts ont pu petit à petit rassembler des pièces du casse-tête qui suggéraient plutôt une roquette lancée depuis Gaza. Il est donc nécessaire de laisser du temps aux enquêtes.
2) Chercher une deuxième source
Toutes les informations ne sont pas difficiles à vérifier. Parfois, il suffit de chercher une deuxième source pour constater que quelque chose cloche dans un message partagé sur les réseaux sociaux. Une recherche avec des mots clés pertinents peut permettre de trouver des médias qui ont fait le travail de vérification. Par exemple, la vidéo virale montrant des enfants enfermés dans des cages a été retrouvée après que plusieurs médias aient effectué des recherches pour retrouver la source originale.
3) Vérifier la source
Il est primordial de vérifier la source des informations avant de les partager. Il faut s’assurer que l’auteur est un individu connu, un organisme crédible ou une institution. Une recherche d’image inversée peut également être utile pour vérifier si une photo est liée aux événements récents. Il est important de prendre ces précautions pour éviter de propager la désinformation.
Conclusion
Il n’est pas toujours facile de vérifier les informations, mais en adoptant certains réflexes de base, il est possible de ralentir la dissémination de la désinformation sur les réseaux sociaux. Il est également important de partager les textes de vérification que l’on trouve pour contrer les stratégies des désinformateurs.

