Sommaire :
Premier paragraphe
Quand, à la fin de la présentation de « Notre vraie nature » à la presse, le mois dernier, Frédéric Lopez a demandé ce que l’on avait pensé de sa nouvelle émission, lancée ce mardi, à 21h10, sur France 2, j’ai répondu : « C’est du Frédéric Lopez, le public sait ce qu’il peut venir y trouver. » L’animateur et producteur, un brin interloqué, m’a demandé de préciser. « On ne s’attend pas par exemple à voir les invités faire des courses en sac poursuivis par des vachettes », ai-je répondu (sans savoir pourquoi « Intervilles » était la première chose qui m’était venue à l’esprit). Puis : « On sait que les personnalités vont être hors de leur zone de confort, qu’elles feront sans doute des confidences, qu’il y aura de l’émotion. »
Deuxième paragraphe
« Notre vraie nature » correspond à cette présentation. Frédéric Lopez a convié Adriana Karembeu, Barbara Pravi, Gérard Jugnot et Donel Jack’sman à crapahuter deux grosses journées dans la nature canadienne. Entre deux bivouacs, les personnalités, qui n’avaient aucune idée de ce qui les attendait, se racontent au coin du feu et les larmes poignent aux coins de leurs yeux aussi souvent que les éclats de rire fusent entre leurs lèvres.
« Je lui ai dit qu’il ne s’était pas foulé »
« Quand Frédéric Lopez m’a invité à participer, je lui ai dit qu’il ne s’était pas foulé, qu’il prenait les concepts de « Rendez-vous en terre inconnue » et d' »Un dimanche à la campagne » et qu’il les mélangeait », plaisante Donel Jack’sman en citant les deux programmes phares de l’animateur. Ce qui est exactement le genre de choses à dire à Frédéric Lopez pour le froisser. Il prend pour un reproche ce qui est en réalité sa marque de fabrique.
Troisième paragraphe
« « Notre vraie nature » est à la fois 100 % Fred et 100 % nouveau, défend Nicolas Daniel, le directeur des magazines de France Télévisions. Il reprend les mêmes ingrédients, mais de manière différente. » « Dans « Un dimanche à la campagne », on raconte l’histoire des invités. Dans cette nouvelle émission, c’est plus impressionniste, on apprend à les connaître par petits bouts, il n’y a pas de storytelling », explique l’animateur.
« Avec Frédéric Lopez, on est en sécurité »
« Fred, c’est une promesse. On lui dit tout le temps oui, affirme Adriana Karembeu qui avait précédemment participé à « Rendez-vous en terre inconnue » et à « La parenthèse inattendue ». Quand j’ai annoncé que j’allais faire cette nouvelle émission, les gens me demandaient : « Tu vas où ? Tu vas faire quoi ? » Quand je répondais que je ne savais pas, ils me répondaient « T’es conne ou quoi ? » », se marre-t-elle.
Gérard Jugnot, qui s’est quant à lui déjà prêté au jeu de « Rendez-vous en terre inconnue », « Panique dans l’oreillette » et « Un dimanche à la campagne », place lui aussi une grande confiance en Frédéric Lopez. « On sait qu’il y aura de la bienveillance. Ce qui est une qualité très rare aujourd’hui. On est en sécurité. On sait que si on dit des conneries, ils ne vont pas les garder. Ce n’est pas comme avec Ardisson et Fogiel où il fallait arriver en torero, avance l’acteur. Ce qui est intéressant chez Fred, c’est qu’il suit le même principe que Mireille Dumas ou Thierry Ardisson consistant à vous interviewer pendant des heures pour vous amener à vous confier. Mais rien n’est utilisé pour faire le buzz. »
Quatrième paragraphe
Le principal intéressé confirme : « Rien ne me bouleverse plus dans la vie que la confidence. Quand quelqu’un raconte son histoire, pour moi, ce n’est pas de l’exhibition mais de la transmission. Quand, dans « Notre vraie nature », Barbara Pravi et Gérard Jugnot parlent de la honte sociale, je me dis que cela évoquera des choses à beaucoup de monde. Je sais aussi que quand Adriana Karembeu confie que, à 7 ans, son père lui a dit : « Je ne t’aime pas », ça va parler à pas mal de gens. »
« Raconter son histoire, ce n’est pas de l’exhibition »
La veille de cette conférence de presse, l’animatrice ex-mannequin a découvert en avant-première, en petit comité, le résultat final au côté de ses acolytes. « C’était très puissant. J’ai dit plein de choses, mais en regardant, je n’ai eu ni gêne, ni honte. Je ne regrette rien de ce que j’ai dit. » Elle ajoute : « Je ne me suis jamais sentie aussi bien en faisant de la télé. Là, c’est comme si j’étais en vacances avec des gens que je ne connais pas. » Une gageure pour une femme qui révèle avoir généralement du mal à vivre en groupe.
Gérard Jugnot, qui aime taquiner l’esprit « développement personnel » de Frédéric Lopez, a tout de même envoyé un SMS à l’animateur à son départ de Montréal : « Ma femme trouve que j’ai été transformé : Je suis heureux ». Encore une prouesse à mettre à l’actif du gourou télévisuel qui espère que le public sera sensible au contenu : « J’espère que ça va donner envie aux gens de partir entre amis, de couper le portable et de s’écouter. »

