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Le phénomène StudyTok/StudyGram/StudyTube
Ces contenus, qu’on retrouve sur TikTok, Instagram ou YouTube, se concentrent autour d’un hashtag, devenu communauté : le StudyTok/StudyGram/StudyTube, dépendamment de la plateforme. Rien que sur TikTok, le mot-clé rassemble plus de 18 milliards de vues et sur Instagram, #Studygram compte plus de 18 millions de publications.
Parmi ces contenus centrés sur l’apprentissage, on retrouve ceux de Lys, 21 ans, une étudiante en biochimie basée en Allemagne. « Je partage des astuces pour être plus productifs, pour mieux prendre ses notes, et j’assaisonne le tout de vidéos plus personnelles comme des vlogs » explique l’étudiante, dont la chaîne YouTube compte près de 4000 abonnés.
L’apprentissage au service du marketing
Le concept même du StudyTok ou StudyGram consiste à rendre beau le processus d’apprentissage, à travers des fiches colorées et des photos millimétrées. « Ces contenus remettent en question les perceptions traditionnelles du processus d’apprentissage, et transforment ça en quelque chose de plus beau et joyeux » note Dimitra Laurence Larochelle, maîtresse de conférences à l’Université Sorbonne Nouvelle, sociologue des médias et du numérique.
Esthétisation sur Instagram
Dimitra Laurence Larochelle souligne que, sur Instagram, un dispositif centré sur l’image, les contenus de StudyGram mènent à leur esthétisation. Pour Lys, dont la vie étudiante semble sortir d’un moodboard Pinterest, « partager toutes ces informations sur la productivité et sur comment étudier peut rendre l’éducation plus accessible et plus agréable. Il s’agit avant tout de favoriser une approche positive de l’apprentissage ».
Dimension sociale des réseaux sociaux
L’influenceuse espère que son contenu « serve de source d’inspiration et de motivation ». Les réseaux sociaux transforment les révisions en une activité partagée, avec interaction dans une communauté d’étudiants. Certains comptes deviennent même des micro-influenceurs à eux seuls.
Micro-célébrité sur Instagram
Ces communautés thématiques, autour du partage de centres d’intérêts, « facilitent et favorisent la notoriété. Instagram a permis de devenir une micro-célébrité », selon la chercheuse Dimitra Laurence Larochelle.

