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Deux journalistes palestiniens tués au sud de la bande de Gaza
Hamza Waël Dahdouh, fils du chef du bureau d’Al-Jazeera à Gaza, et Moustafa Thuraya, vidéaste pigiste collaborant avec l’AFP, ont été tués au sud du territoire palestinien. Ils ont été victimes d’une frappe israélienne alors qu’ils circulaient en voiture à Rafah, à la pointe sud de Gaza. Un troisième journaliste, Hazem Rajab, a été grièvement blessé dans l’attaque.
Hamza Waël Dahdouh était le fils du chef du bureau d’Al-Jazeera à Gaza, Waël al-Dahdouh, et avait déjà perdu son épouse et ses deux enfants dans une autre frappe israélienne pendant les premières semaines de la guerre. Sa mort a été accueillie avec une grande tristesse et son père a déclaré : « Hamza était tout pour moi… alors que nous sommes pleins d’humanité, eux (Israël) sont remplis d’une haine meurtrière ».
Les réactions à la tragédie
Le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a qualifié cet événement de « tragédie inimaginable ». Le secrétaire général de Reporters sans frontières a également condamné cette « hécatombe sans fin ». La chaîne qatarie Al-Jazeera, pour laquelle travaillaient les deux journalistes tués, a dénoncé le ciblage par les forces israéliennes de la voiture des journalistes palestiniens.
Moustafa Thuraya, un vidéaste talentueux
Moustafa Thuraya, âgé d’une trentaine d’années, collaborait avec l’AFP depuis 2019. Il avait également travaillé avec les agences Reuters et AP, ainsi qu’avec les chaînes Al-Jazeera et CNN. Ses collègues de l’AFP le décrivent comme un vidéaste talentueux.
Réactions internationales et appel pour la fin de l’hécatombe
Les chiffres de Reporters sans frontières et du Comité pour la protection des journalistes indiquent qu’à ce jour, 79 journalistes et professionnels des médias ont été tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre dans la bande de Gaza. Parmi eux, 72 étaient palestiniens, quatre étaient israéliens et trois étaient libanais. Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a déclaré : « Cette hécatombe insupportable doit cesser » et a appelé Israël à rendre des comptes pour « cette éradication du journalisme à Gaza ».
Il est important de souligner que ces événements tragiques ne font que mettre en lumière les dangers auxquels les journalistes sont confrontés lorsqu’ils couvrent des conflits. Leur travail est essentiel pour assurer la liberté d’expression et informer le public, et ils méritent d’être protégés dans l’exercice de leur métier.

