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Libération d’un journaliste français en Éthiopie
Un journaliste français travaillant pour le média Africa Intelligence et qui était détenu en Éthiopie depuis le 22 février a finalement été libéré vendredi. Son employeur, la publication spécialisée Africa Intelligence, a annoncé la nouvelle à l’Agence France Presse. Avant son départ pour la France, le journaliste a déclaré qu’il allait bien et qu’il avait été bien traité malgré les conditions de détention difficiles. Antoine Galindo avait été arrêté pour avoir exercé son métier lors du sommet de l’Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba les 17 et 18 février.
Accusation de complot
Antoine Galindo, chef de la rubrique Afrique de l’Est, aurait été accusé de conspiration en vue de créer le chaos en Éthiopie. Son arrestation a eu lieu le 22 février à l’intérieur du Skylight Hotel, par des officiers de sécurité en civil éthiopiens, alors qu’il s’entretenait avec le porte-parole du Front de libération oromo (OLF). La rédaction d’Africa Intelligence est soulagée par la libération du journaliste et a hâte de le retrouver.
Incarcéré au moins jusqu’au 1er mars
Bien qu’il soit en règle sur le territoire éthiopien, Antoine Galindo avait fait une demande d’accréditation auprès de l’Union africaine qui lui avait accordé une autorisation de deux semaines. Il est courant de rester après le sommet afin de pouvoir discuter avec les diplomates et faire le bilan de l’événement. Le journaliste avait également prévenu l’Ethiopian Media Authority (EMA) de sa présence, mais il est difficile de confirmer s’il a reçu une réponse positive de leur part, selon un membre de Reporters sans frontières (RSF).
Une demande de liberté provisoire refusée
Malgré sa libération le 1er mars, il avait été précédemment annoncé que la demande de liberté provisoire d’Antoine Galindo avait été refusée par la justice éthiopienne. Le journaliste se trouvait en détention sans qu’aucune accusation officielle ne soit portée contre lui, ce qui avait suscité l’indignation de ses collègues.

