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« J’ai le sentiment du devoir accompli », assure la Première ministre après le vote de cette loi
La Première ministre exprime sa satisfaction après le vote de cette loi par 349 voix pour, incluant celles du Rassemblement national (RN) et de Les Républicains (LR), qui se réjouissent tous deux d’une victoire idéologique. Elle déclare que le texte voté répond aux attentes des citoyens français en proposant des mesures utiles et efficaces. Les objectifs de ce texte sont de mieux encadrer les migrants accueillis en France et d’éloigner plus efficacement ceux qui n’ont pas le droit d’y être présents. Elle insiste sur le fait que le texte a été adopté sans les voix du RN.
Complexités du vote et réactions du Rassemblement national
En réalité, le contexte est plus complexe. Si le RN avait voté contre le texte, il n’aurait pas été adopté. Cependant, la Première ministre dénonce une manœuvre du RN et affirme que Jordan Bardella, un membre du RN, a fait des déclarations contradictoires concernant le texte. Elle qualifie cette manœuvre de grossière et affirme que le RN tente de démontrer que le gouvernement ne sait pas répondre aux préoccupations des Français sur ce sujet de l’immigration.
« Pas question » de supprimer l’AME
La Première ministre rejette également l’idée selon laquelle le texte aurait été « durci en commission mixte paritaire ». Elle explique que le texte voté au Sénat comportait des mesures non souhaitées, notamment la suppression de l’Aide médicale d’État (AME). À cause de l’opposition conjointe des parlementaires non-inscrits et du RN, une motion de rejet a été votée, ce qui signifie qu’il n’y avait pas de texte à l’Assemblée nationale. La Première ministre a négocié pendant des heures pour conserver les mesures importantes dans le texte.
Concernant l’AME, la Première ministre affirme qu’il n’est « pas question » de la supprimer. Même si elle s’est engagée à la réformer auprès du président du Sénat, elle souligne que des personnalités de droite et de gauche ont affirmé que l’AME était un dispositif nécessaire, ce qui confirme la décision de la conserver.
« Il n’y a pas de crise dans la majorité »
La Première ministre estime que sa majorité, bien que certains députés n’aient pas voté pour le texte, n’est pas en voie d’implosion. Elle remercie les députés qui ont soutenu le texte, car leur vote a permis l’adoption du texte sans les voix du RN. Elle explique que certains députés ont besoin de prendre leur temps pour des sujets sensibles et assure qu’ils continueront à travailler ensemble. Selon elle, il n’y a pas de crise au sein de la majorité.
Elle répond également aux critiques de membres du gouvernement qui ont dénoncé le texte adopté, notamment le ministre de la Santé Aurélien Rousseau. Elle affirme que le président de la République n’a pas reçu sa démission et qu’elle a eu des échanges avec d’autres ministres concernés par les dispositions du texte. Elle considère légitime que ces ministres se posent des questions.

