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Manifestation contre le décret de dérégulation économique en Argentine
Mercredi à Buenos Aires, plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le décret de dérégulation massive de l’économie par le président ultralibéral Javier Milei. Cette manifestation était le troisième rassemblement en huit jours contre cette mesure controversée. Des bousculades ont eu lieu avec la police et plusieurs personnes ont été interpellées.
Une révolution libérale en cours
En parallèle de ces manifestations, le président Milei a envoyé au Parlement un ensemble de projets et de modifications de lois visant à déréglementer de nombreux domaines de la sphère publique et privée. Ces projets concernent notamment le fiscal, l’électoral, le matrimonial et le contrôle des manifestations.
Recours en justice contre le mégadécret
Les manifestants se sont réunis devant le palais de justice pour accompagner le dépôt d’un recours en justice contestation le caractère constitutionnel du mégadécret du 20 décembre. Les syndicats contestent ce décret qui porte atteinte à la séparation des pouvoirs. Ils veulent défendre leurs droits lorsqu’il y a inconstitutionnalité.
Déboulonnage général
Javier Milei a publié la semaine dernière un décret visant à modifier ou à abroger plus de 300 normes dans le cadre de sa politique de dérégulation économique. Ce décret vise notamment à supprimer l’encadrement des loyers, à affaiblir la protection des travailleurs et à permettre des privatisations. Le Parlement a le pouvoir d’abroger ce décret avec la majorité absolue des deux chambres, mais aucune formation politique ne détient cette majorité.
Privatisations et réformes libérales
Le gouvernement argentin souhaite privatiser 41 entreprises publiques, dont YPF, Aerolineas Argentinas et Ferrocarriles Argentinos. D’autres mesures prévues par la « Loi des bases et points de départ pour la liberté des Argentins » visent à renforcer la doctrine libérale de la Constitution de 1853 et à libéraliser la sphère privée, notamment avec l’instauration du divorce express par simple acte administratif.
Le gouvernement a également annoncé des mesures d’austérité telles que la dévaluation du peso et la réduction des subventions aux transports et à l’énergie, dans le but de réduire le déficit budgétaire chronique du pays.

