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Les réseaux sociaux, plaque tournante du commerce de guépards en ligne
Les réseaux sociaux semblent devenus la plaque tournante du commerce de guépards en ligne, où ils sont vendus comme animaux de compagnie. C’est le principal enseignement du dernier rapport du réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages Traffic publié en janvier 2024 et repris par l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian.
En seulement six mois, entre octobre 2022 et mars 2023, l’association a répertorié 222 liens Internet liés au commerce de guépards ou à leur utilisation comme animaux de compagnie exotiques. Parmi ces liens, 70 % renvoient à des comptes ouverts sur divers réseaux sociaux et près de la moitié montrent une intention claire de vendre des animaux.
Une tendance « alarmante », s’inquiète Traffic, qui estime que le phénomène « met un peu plus sous pression une espèce de félin iconique déjà menacée ». Espèce classée « vulnérable », les guépards figurent parmi les grands félins les plus menacés en raison notamment de la disparition de leur habitat naturel. Il ne resterait que 6 000 spécimens adultes à l’état sauvage.
Le Golfe comme destination privilégiée
Le commerce des guépards sauvages est interdit en dehors des quotas annuels attribués à certains pays, mais des données suggèrent que les animaux achetés comme animaux de compagnie sur Internet pourraient être issus d’importations illégales ou d’élevages clandestins.
Une chose est sûre : depuis l’émergence du phénomène il y a quelques années, le commerce se fait plus discret. « Les vendeurs semblent déployer davantage d’efforts pour rester anonymes en créant plusieurs profils d’utilisateurs, en utilisant des paramètres de confidentialité plus stricts et en évitant soigneusement tout langage ‘transactionnel’ potentiellement incriminant », souligne Traffic.
Bahreïn, le Koweït, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Yémen « ont été identifiés comme des acteurs majeurs » de ce marché, précise l’organisation.

