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Vous dédicacez ce jeudi « Jeux de Pouvoirs », consacré à votre passage à la tête de Radio France, dont vous avez été évincé après une condamnation pour favoritisme. Quelle était l’intention de ce livre ? Régler des comptes ?
Non, pas du tout. Je voulais raconter un parcours de vie : le mien, celui d’un provincial du Lot-et-Garonne, qui a fini ses études à Paris et n’est jamais redescendu car la vie professionnelle l’y a accaparé. Un parcours qu’on pourrait qualifier d’un peu balzacien. Le monde dans lequel j’ai plongé n’est pas le mien à la base : le monde des affaires, dans l’entreprise privée puis dans le public, avec un passage en cabinet ministériel. Je voulais raconter les enjeux de pouvoir, avec pour acmé ma présidence à Radio France : j’ai dirigé une entreprise qui était une belle endormie en 2014, pour entamer un travail de transformation qui a été important. Il ne s’est pas passé sans mal, mais a porté ses fruits.
Complément d’information : parcours de vie et enjeux de pouvoir
Ce livre intitulé « Jeux de Pouvoirs » est dédié à l’expérience de l’auteur à la tête de Radio France, où il a été contraint de démissionner suite à une condamnation pour favoritisme. Cependant, l’intention de l’auteur n’était pas de régler des comptes, mais plutôt de raconter son parcours de vie. Il s’agit de l’histoire d’un provincial du Lot-et-Garonne qui a terminé ses études à Paris et a été absorbé par sa vie professionnelle, sans jamais retourner dans sa région d’origine. Son parcours peut être qualifié de « balzacien » dans la mesure où il plonge dans le monde des affaires, aussi bien dans le secteur privé que public, avec même un passage en cabinet ministériel. L’auteur souhaitait également partager les enjeux de pouvoir auxquels il a été confronté, en particulier durant sa présidence à Radio France, où il a dirigé une entreprise en difficulté et entrepris d’importants travaux de transformation.
Vous êtes-vous brûlé les ailes dans ces jeux de pouvoir ?
J’ai eu à les subir, à les contrer, avec une violence assez dingue. Je pense que c’est en partie dû à mon parcours et mon profil : quand j’ai été nommé, à 33 ans, à la présidence de l’Ina, ou élu, à 37 ans, président de Radio France, on s’est dit mais pourquoi lui, alors qu’il n’a pas le parcours classique d’un dirigeant d’entreprise publique, qu’il n’a pas fait l’Ena…
Complément d’information : opposition et parcours atypique
L’auteur explique qu’il a dû faire face à des jeux de pouvoir intenses, qu’il a souvent subis et contrés. Il pense que cela est en partie dû à son parcours et à son profil peu conventionnels. En effet, lorsqu’il a été nommé président de l’Ina à l’âge de 33 ans, puis président de Radio France à l’âge de 37 ans, de nombreuses personnes se sont demandées pourquoi lui, étant donné qu’il n’avait pas le parcours classique d’un dirigeant d’entreprise publique et n’avait pas suivi les études de l’Ena (École nationale d’administration).
Votre trajectoire semble s’être brisée depuis votre éviction de Radio France…
Il y a une carrière dans le public fulgurante et un peu atypique, oui. Mais, finalement, repartir à zéro, devenir entrepreneur à 40 ans passés, je l’ai vécu comme une chance. Une révélation sur le tard ! Et j’avoue que je ne regrette pas d’être revenu à un relatif anonymat. On travaille bien quand on est moins observé. Dans une maison de verre comme Radio France, vous êtes épié : c’est sans doute un des points que j’avais sous-estimés.
Complément d’information : carrière fulgurante et retour à l’anonymat
L’auteur reconnaît que sa carrière dans le secteur public a été à la fois brillante et atypique. Cependant, il considère la possibilité de repartir à zéro et de devenir entrepreneur après l’éviction de Radio France comme une chance. Il considère cette expérience comme une révélation sur le tard et affirme ne pas regretter d’être revenu à un certain anonymat. Selon lui, il est possible de travailler de manière plus efficace et sereine lorsqu’on est moins observé. Il admet également avoir sous-estimé le fait d’être constamment épié dans un environnement médiatique comme celui de Radio France.
Quel message allez-vous porter aux étudiants du Brest Open campus ?
Celui de croire en sa bonne étoile. Même quand la courbe était un peu cassée, je n’ai jamais douté que je repartirais sur quelque chose de stimulant et intellectuellement enrichissant. Il faut surtout avoir conscience de sa singularité, qui est une force. Des gens qui ont de très bons diplômes, il y en a des tonnes. Développer sa singularité, cultiver sa curiosité à côté des études, c’est ça qui fera la différence.
Complément d’information : optimisme et singularité
L’auteur souhaite transmettre un message d’optimisme aux étudiants du Brest Open campus. Il explique qu’il n’a jamais douté de sa capacité à rebondir et à trouver des opportunités stimulantes et intellectuellement enrichissantes, même lorsqu’il a connu des périodes difficiles. Il souligne l’importance de se rendre compte de sa singularité, qui peut être une force. Il estime que de nombreuses personnes possèdent de très bons diplômes, mais développer sa singularité et cultiver sa curiosité en dehors des études sont les éléments clés qui feront la différence.

