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Un rituel immuable pour limiter le temps d’écran des élèves
Chaque semaine, Erwan Chapelière et Cécile Gauthière, enseignants d’EPS au lycée Feyder à Epinay-sur-Seine, mesurent le temps d’écran des élèves de leur classe de seconde. Les élèves présentent leur téléphone où est inscrit leur temps moyen d’écran, puis l’éteignent et le déposent dans une caisse pendant le cours.
Les élèves connaissent l’enjeu
Dès la rentrée, Erwan Chapelière a expliqué à ses élèves et à leurs familles le projet qu’il mène depuis trois ans. Après les confinements de 2020, il a constaté que certains élèves avaient du mal à lâcher leur téléphone pendant les cours.
Des règles strictes pour encadrer l’utilisation des téléphones
Pour limiter l’usage excessif des téléphones, Erwan Chapelière a mis en place des règles. Si les élèves utilisent leur téléphone moins de quatre heures par jour en moyenne, il n’y a aucune conséquence. Entre quatre et six heures, ils doivent venir une heure de plus au lycée pour faire du sport ou finir leurs devoirs. Entre six et huit heures, c’est deux heures supplémentaires, et au-delà de huit heures, trois heures supplémentaires. Au début, il se sentait seul face à ce problème.
Le débat sur l’exposition des jeunes aux écrans
Cette initiative d’Erwan Chapelière a suscité l’intérêt du gouvernement. Une commission mise en place par Emmanuel Macron doit rendre ses conclusions ce printemps sur l’exposition des jeunes aux écrans. Des événements récents ont relancé le débat, notamment la mort d’un adolescent à Viry-Châtillon et l’agression d’une collégienne à Montpellier, mettant en avant l’influence des réseaux sociaux sur les violences entre jeunes. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, plaide pour une pause numérique totale au collège, alors que les portables y sont déjà interdits mais que les élèves les gardent avec eux.
Un témoignage des élèves de la classe de seconde
Les élèves de la classe de seconde du lycée Feyder sont très dépendants de leur smartphone, malgré leur intérêt pour le sport. Ils racontent leur rapport à leur téléphone et l’omniprésence de cet appareil dans leur vie quotidienne.

