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Mis en examen pour « abus de confiance » et « corruption privée passive »
La date de la première intervention de Rachid M’Barki sur les ondes n’a pas été précisée mais ne cherchez pas la fréquence d’Atlantic Radio en France. La station du groupe Éco-Médias (« L’Économiste », « Assabah ») émet, en effet, depuis Casablanca, au Maroc. Un pays avec lequel Rachid M’Barki est notamment soupçonné d’avoir entretenu des liens contraires à la déontologie journalistique alors qu’il officiait pour « Le journal de la nuit » de BFMTV.
Le journaliste a, en effet, été mis en examen le vendredi 8 décembre 2023 pour « abus de confiance » et « corruption privée passive », dans le cadre de l’enquête portant sur des soupçons d’ingérence étrangère dans la politique et l’actualité française. Licencié en février 2023 par le groupe Altice, à qui appartient BFMTV, le présentateur historique de la chaîne info aurait relayé sans l’assentiment de sa hiérarchie « des séquences de propagande fournies clé en main par un intermédiaire pour le compte, notamment, de plusieurs États étrangers, dont le Maroc et Bahreïn », expliquait « Libération » le 19 décembre 2023.
Des séquences suspectes avaient été mises au jour notamment par une enquête journalistique internationale portant sur les activités d’une agence de désinformation israélienne et publiée mi-février 2023 par le collectif de journalistes Forbidden Stories, dont sont membres la cellule d’investigation de Radio France et « Le Monde ». BFMTV avait déposé plainte contre X le 22 février dernier.
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Au même moment, Rachid M’Barki avait déploré un « lynchage médiatique » et dénoncé une « calomnie pure ». Il avait tout de même reconnu avoir diffusé des images fournies par « l’un de ses informateurs », en l’occurrence le lobbyiste Jean-Pierre Duthion. Ce dernier a été mis en examen en octobre, tout comme le politologue Nabil Ennasri.

