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Son nom est associé à l’histoire de France Inter
Claude Villers, journaliste, homme de radio, est mort samedi à l’âge de 79 ans, a appris la station dimanche auprès de son entourage, confirmant une information du quotidien Sud-Ouest. Journaliste, auteur, animateur, producteur, il aura exercé dans tous les registres. France Inter, où il aura passé plus de quarante années au micro (entrecoupées de quelques allers-retours au gré des directions successives) lui doit plusieurs de ses émissions mythiques, dont le « Tribunal des flagrants délires », qu’il présenta entre 1980 et 1983, aux côtés de ses complices Pierre Desproges et Luis Rego.
Son nom est associé à l’histoire de France Inter. Claude Villers, journaliste, homme de radio, est mort samedi à l’âge de 79 ans, a appris la station dimanche auprès de son entourage, confirmant une information du quotidien Sud-Ouest. Journaliste, auteur, animateur, producteur, il aura exercé dans tous les registres. France Inter, où il aura passé plus de quarante années au micro (entrecoupées de quelques allers-retours au gré des directions successives) lui doit plusieurs de ses émissions mythiques, dont le « Tribunal des flagrants délires », qu’il présenta entre 1980 et 1983, aux côtés de ses complices Pierre Desproges et Luis Rego.
D’employé de banque à président du « Tribunal des flagrants délires »
Né en 1944, ancien employé de banque, garçon de café, catcheur éphémère, Claude Villers devient le plus jeune journaliste de France en 1962 en obtenant, l’année de ses 18 ans, sa première carte de presse. Villers débute sa carrière à France Inter en 1964 aux côtés de José Artur, dans l’émission « Table ouverte » et fait également partie de l’équipe du célèbre « Pop club », à son lancement en 1965. En 1968, il quitte Paris pour New York, où il sera correspondant de l’ORTF. Il couvre en 1969 les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, ainsi que les concerts de Woodstock. De retour à Paris en 1971, il anime l’émission quotidienne « À plus d’un titre », dans laquelle il évoque l’histoire américaine et la vie aux États-Unis.
Plus d’une dizaines d’émissions à Inter
En quarante ans de présence à France Inter, Claude Villers présentera plus d’une dizaine d’émissions, explorant tous les styles : la satire et la caricature, le reportage en régions, la vie nocturne, les récits de voyages. « Pas de panique », « Marche ou rêve », « Comme on fait sa nuit on se couche », « Le Vrai-faux journal de France Inter », « Marchand d’histoires », « Les routes du rêve », ou bien encore le « Tribunal des flagrants délires », pour ne citer qu’elles.
« Conteur hors pair »
Plusieurs voix actuelles de l’antenne ont rendu hommage à Claude Villers. « Il a fait 1000 choses à la radio, mais l’auditrice que je suis, se souvient du conteur d’histoires. Réécoutez-le ! » écrit sur X Fabienne Sintes. « Ce soir, je suis ému d’apprendre la mort de Claude Villers. À France Inter, nous sommes des nains posés sur les épaules de ces géants de la création radiophonique. So long, Claude », témoigne pour sa part Philippe Collin. Villers était un « conteur hors pair », se souvient Thomas Snegaroff. « Immense tristesse, en apprenant la disparition de Claude Villers. Mon maître radio », signe Nicolas Stoufflet, toujours sur le même réseau social.
De son côté, Denis Cheyssoux a choisi de publier ce texte en hommage à son ami Claude Villers : « Ce soir les paquebots, les trains à vapeur, les Micheline, les autorails, les chemins faits pour le pas et le rêve versent une larme en regardant la lune. Quand une voix vous emmène si loin en vous, en France, au bout du monde, quand une voix ouvre autant de fenêtres et de rires, la radio peut sourire, France Inter est fière. Claude est un bout de sa chair, nous sommes héritiers de ton exigence, de ta liberté, de tes pas de côté, de ton impertinence, de ton lien d’humanité. Oui, avec lui on écoutait la différence. Nous fabriquons des images. La radio, me disais-tu, c’est trois choses : 1 – une histoire, 2 – une histoire, 3 – une histoire. À Inter, même si on ne l’a pas connu, on devrait tous avoir en nous quelque chose de Claude Villers. Ce soir, l’histoire continue par « Il était une voix »… Merci Claude, et salue Desproges ».

