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La popularité de la téléréalité au Québec
Aux Mixmania, Star Académie et Loft Story, se sont ajoutées les émissions Un souper presque parfait, Occupation Double, La Voix, L’amour est dans le pré, Tous pour un chalet, Les chefs, Un zoo pas comme les autres, La famille Groulx, Big Brother Célébrités, Survivor Québec, Masterchef Québec, Les traîtres, Laver pour gagner… et ce ne sont que quelques exemples parmi une liste qui ne finit plus de s’allonger.
Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, la téléréalité semble bien ancrée dans la programmation des diffuseurs québécois. Malmenée par la critique à ses débuts il y a plus de 20 ans, cette catégorie d’émissions populaires ne s’est pas éteinte. L’offre s’est plutôt diversifiée au fil du temps.
Alors qu’au départ les téléspectateurs étaient gênés d’avouer leur assiduité devant l’écran, aujourd’hui, les tabous sont tombés. On peut volontiers partager qui est son candidat préféré autour de la machine à café et encore plus sur les réseaux sociaux.
Chaque soir ou presque, on se retrouve à étudier, à évaluer, à comparer et à juger les participants qui évoluent pourtant dans des contextes bien particuliers. Chaque comportement est passé sous la loupe et les bons coups comme les moins beaux rappellent à tous ceux et celles qui regardent ces émissions que les relations humaines sont complexes.
Des stratégies similaires à la téléréalité
Trahisons, amitiés, manipulations, amour, mensonges et alliances sont au cœur des stratégies qu’on nous présente. Mais que ce soit pour remporter la palme à la fin de la saison ou pour atteindre ses objectifs dans la vraie vie, on peut facilement identifier les mêmes méthodes utilisées pour se démarquer.
Si on voyait bien peu de gens issus des minorités au petit écran, on peut dire que la téléréalité a contribué à faire évoluer cet aspect. Ce n’est que dans les dernières années qu’on a pu voir une plus grande variété être placée sous les projecteurs. La différence, d’abord déclinée au travers une diversité sexuelle, s’est finalement enrichie avec un plus large éventail. Pour mieux représenter notre société, on a pu voir des drag-queens, des personnes trans et des gens de couleur.
L’athlète de ski para-alpin, Frédérique Turgeon, a franchi les barrières télévisuelles en participant à la dernière saison de Big Brother Célébrités. Amicalement surnommée «Fredski», celle qui vit avec une jambe cinquante pour cent plus courte que l’autre a réussi le pari d’être aussi compétitive que les autres participants lors des défis.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé que la production n’ait pas fait de son handicap un drame. Le sujet a d’ailleurs été si bien effleuré que c’est la personnalité de la skieuse qui a été mise en avant-plan plutôt que son quotidien avec une prothèse de jambe.
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Alors qu’on voyait une personne avec un handicap physique se mesurer aux autres «valides» pour la première fois, voilà que Survivor Québec arrive avec Desneiges, une candidate originaire de la Mauricie qui a un moignon à la place de sa main gauche. Encore une fois, le handicap est normalisé par le simple fait qu’on n’en parle pas.
C’est à ça que je m’attends de la télévision de demain. Voir sur le même plateau de tournage des personnes vivant avec un handicap côtoyer les autres qui n’en ont pas. Car je crois que pour favoriser l’inclusion, le mieux est de mélanger tout ce beau monde au lieu de ghettoïser les différences!
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