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Le film « L’Abbé Pierre : une vie de combats » sort au cinéma
Le film « L’Abbé Pierre : une vie de combats », biopic du fondateur d’Emmaüs, sort au cinéma ce mercredi 8 novembre.
Le rôle capital de la radio RTL
La radio a joué un rôle doublement capital pour l’abbé Pierre. Cette fameuse radio, c’est la nôtre, RTL, quand elle s’appelait encore Radio Luxembourg.
Le vibrant appel de l’abbé Pierre
Sur les ondes de notre radio, l’abbé Pierre avait lancé son vibrant appel du 1er février 1954. Cet appel historique a permis à l’Abbé Pierre d’émouvoir les Français. Et pas seulement puisque Charlie Chaplin viendra en personne lui remettre un chèque de deux millions de francs.
La participation de l’abbé Pierre au jeu radio « Quitte ou double »
En mal d’argent pour son mouvement Emmaüs, l’entourage de l’abbé Pierre a une idée : pourquoi n’irait-il pas participer à « Quitte ou double », le jeu radio populaire animé par Zappy Max ? Cette participation serait l’occasion de gagner des sous et de faire connaître son combat. Réticent, l’abbé Pierre accepte finalement.
Le jeu « Quitte ou double »
L’abbé Pierre se présente sous son vrai nom, Henri Grouès, le 29 mars 1952. Le principe du jeu est simple : si vous répondez bien à une question, vous continuez pour gagner plus ou vous quittez en empochant vos gains acquis. L’abbé Pierre a choisi un questionnaire sur la politique intérieure française et les instances internationales.
Un thème simple pour l’Abbé Pierre ?
L’abbé Pierre a été député de Meurthe-et-Moselle entre 1945 et 1951. La première question, pour 250 francs, portait sur le nombre de députés à l’époque et avant la guerre. L’abbé Pierre a répondu correctement et a décidé de continuer.
Le fondateur d’Emmaüs s’est arrêté après la question à 256.000 francs, l’équivalent de 6.000 euros aujourd’hui. C’est surtout 50 fois le loyer annuel de la maison Neuilly-Plaisance où il accueille les sans-abris. Pour le panache, il a répondu correctement à la question, celle à 512.000 francs. Il a ensuite demandé le micro à Zappy Max. Ce dernier lui a offert 7 minutes d’antenne pour sensibiliser les auditeurs à sa cause.
En 1966, dans ses mémoires, Louis Merlin, alors patron de Radio Luxembourg, a révélé que les choses avaient été arrangées. Le chef de la radio avait sollicité l’abbé Pierre pour faire un coup de communication afin de rendre son jeu sympathique aux yeux du public. Mais le jeu n’était pas truqué. L’abbé Pierre avait choisi le thème, avait eu deux semaines pour réviser mais il ne connaissait ni les questions, ni les réponses. Après tout, ce n’est pas bien grave. Une grande cause est peut-être plus importante qu’un petit mensonge…
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