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Journaliste Jean-Louis Mingalon parle de Charles Boyer et Françoise Arnoul
Présentation de Jean-Louis Mingalon
Enfant, j’avais trois passions… elles sont toujours là. La première est la danse, mais à l’époque dans une famille corse avoir un fils danseur était inconcevable. La deuxième était l’histoire des Amérindiens que j’apprenais à connaître dans les salles du Musée de l’homme. Aucune ethnie n’échappait à mon étude. La troisième m’est venue par hasard avec les grandes voix du monde arabe qui m’ont fasciné. C’étaient Oum Kalsoum, Farid El Atrache, Asmahan pour n’en citer que trois. J’ajoute à ce rameau oriental la découverte du jazz qui venait d’entrer dans sa sublime période du bop. Concernant les médias où j’ai travaillé, ce sont en presse écrite le Matin, le Monde et aujourd’hui le Monde Diplomatique, en télévision pratiquement toutes les grandes chaînes et en radio France-Musique.
Le film « Paris palace hôtel »
C’est d’abord un film de deux stars. Charles Boyer a déjà tourné plus de 60 films et pris dans ses bras les plus célèbres comédiennes d’Hollywood, pas franchement vilaines, de surcroît. Françoise Arnoul est au sommet de sa gloire, elle vient de triompher dans French cancan de Jean Renoir avec Jean Gabin et Maria Félix. Après l’échec du projet « Notre Dame de Paris » où elle devait jouer Esméralda en face d’Orson Welles, son agent propose de la réunir avec Henri Verneuil autour d’une délicieuse comédie signée Charles Spaak. Son partenaire sera Charles Boyer, il a la cinquantaine, elle 25 ans, il pourrait être son père, elle le trouve charmant, elle ne dit pas non.
La relation entre Françoise Arnoul et Charles Boyer
Je ne peux pas répondre à cela. Seule Françoise Arnoul aurait pu le faire mais comme chacun sait, surtout parmi ses amis dont je suis, elle était très discrète sur ses relations amoureuses, comme on peut le vérifier dans ses mémoires « Animal doué de bonheur ».
Les conférences en province
Me déplacer en province est devenu une habitude depuis qu’avec la sortie de notre dictionnaire du tango, des festivals ou des associations me proposent des conférences sur ce thème. Ce qui m’a conforté dans l’idée que le public de province est souvent autant, voire plus curieux que celui de Paris. Sans parler du plaisir de découvrir des régions qui me sont quasiment inconnues.

