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L’attaque de la prison : un symptôme de la crise en Haïti
L’attaque de la prison en Haïti est un autre symptôme de la crise délicate qui affecte le pays des Caraïbes, en particulier depuis 2020. L’un des moments les plus graves a été l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021, qui a déclenché une crise institutionnelle toujours en cours. Selon diverses informations, les gangs qui contrôlent environ 80 % du territoire de Port-au-Prince ont organisé l’attaque de la prison pour exiger la démission du Premier ministre Henry. Ils accusent ce dernier de ne pas avoir organisé les élections promises après la mort de Moïse.
Les gangs en Haïti
Le chef de gang Chérizier, anciennement officier de police, est devenu une figure centrale de la vague de violence des gangs en Haïti. Il a demandé au gouvernement d’Ariel Henry une amnistie et la libération de tous les membres de son groupe. Les États-Unis et l’ONU l’ont sanctionné pour ses graves violations des droits de l’homme en Haïti. Depuis la mort de Moïse, Chérizier a renforcé son rôle dans la promotion d’une révolution contre l’élite politique corrompue du pays.
De la police au contrôle des rues
Chérizier a commencé sa carrière criminelle en tant qu’officier de police, notamment en étant impliqué dans la mort de neuf civils lors d’une opération officielle contre les mafias. Par la suite, il est devenu le chef du gang G-9 et de la Famille, une alliance des gangs les plus dangereux en Haïti. Il a également été accusé d’être impliqué dans le massacre de La Saline, où des dizaines de personnes ont été tuées lors d’une attaque coordonnée de la police et de groupes criminels. Malgré les sanctions internationales et les allégations de violence, Chérizier continue de bénéficier d’une impunité relative en Haïti.
Ordres et menaces sur les réseaux sociaux
Chérizier a utilisé les médias sociaux pour communiquer sur la création du G-9 et pour appeler à l’arrestation du Premier ministre haïtien. Il a également utilisé YouTube, X (anciennement Twitter), Instagram et TikTok pour diffuser son message, recruter des partisans et menacer ses adversaires. Les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans sa consolidation du pouvoir et dans la diffusion de la violence en Haïti.
La situation en Haïti est extrêmement complexe, marquée par la violence des gangs, la crise politique et la détérioration des conditions de vie de la population.

