Sommaire :
Un journaliste-poète passionné
Depuis vingt-cinq ans, sa voix résonne en Airvaudais et en Thouarsais. Désormais, Emmanuel Robin, journaliste et animateur à Radio Val d’Or, fait aussi connaître sa plume. Après Ballades nocturnes, sorti en fin d’année 2020, le Deux-Sévrien vient de publier son deuxième recueil de poésie, intitulé Et maintenant dansons ! « J’écris depuis que j’ai 8 ans et je n’ai jamais cessé de le faire, par périodes au moins. C’est une passion que mes proches me connaissent. J’avais dit, en sortant mon premier recueil, fin 2020, que j’ouvrais la boîte de Pandore, et que j’en publierai d’autres. Mais pas avant trois ans », explique l’auteur. Promesse tenue.
Un recueil plus personnel
Écrits en vers libres, les 36 poèmes évoquent peu l’actualité et les sujets sociétaux, pourtant au cœur du métier de l’homme de radio. Ils traitent aussi beaucoup moins de la famille que le premier opus, bien qu’un texte écrit pour son père décédé y ait été intégré in extremis. En revanche, ils ont une connotation plus personnelle. « Je me suis permis de me livrer plus, même si c’est difficile, de par ma fonction, de se lâcher pour ne pas choquer. La poésie n’est pas là pour être lisse, consensuelle. En revanche, elle nécessite de la sincérité », confie Emmanuel Robin.
Un style affirmé
Dans un mélange de mots tantôt issus de la littérature tantôt de l’argot, le journaliste poète affirme son style. Sa quête scripturale : la musicalité et le rythme. « Tout comme dans mon premier recueil », précise-t-il. Il revendique une écriture instinctive, souvent déjà en forme dans sa tête au moment de pianoter sur le clavier, toujours au cœur de la nuit. « Mon premier jet vient très vite. Les mots fusent. Après, il me faut un gros travail pour relire, opérer les changements pertinents. »
Références culturelles et doubles sens
En creux, le poète y glisse des références culturelles, de nature et de styles variés : de Brassens à Descartes, de son père, auteur de deux livres, au philosophe grec antique Héraclite. « De manière générale, je revendique le mélange des genres. Je suis très éclectique, cela fait partie de ma personnalité. » Armé de ce savoir, le lecteur pourra alors partir en quête d’allusions, même si les références sont regroupées en fin de livre, mais aussi de doubles sens. « Il y a plusieurs niveaux de lecture. J’essaie de donner du relief à mes textes. » Ainsi, le poème d’ouverture, qui a donné le titre au recueil, est une allusion à La cigale et la fourmi de La Fontaine. « Mais on peut aussi y voir du Charles Trenet », glisse Emmanuel Robin.
Une distribution à élargir
Le livre, publié à compte d’auteur, ne se trouvera pas sur les étagères de toutes les librairies. Pour l’heure, seuls le magasin Brin de lecture, à Thouars, et l’épicerie, à Airvault, le proposent. « Je vais aussi démarcher bon nombre de librairies et de points de vente pour multiplier les possibilités », promet-il. Son premier recueil a été plutôt bien accueilli : 536 exemplaires ont été écoulés, dont 59 vendus dans la seule librairie Brin de lecture. D’où une confiance renouvelée. Celui-ci, jugé de meilleure facture par ses proches, fera-t-il mieux? En attendant, Emmanuel Robin a confié avoir déjà écrit une vingtaine de poèmes depuis l’impression d’Et maintenant dansons ! De quoi supputer qu’un troisième recueil verra le jour…
« Et maintenant dansons ! », d’Emmanuel Robin, 15 €.

