Sommaire :
La famille Basse accueille aujourd’hui le 13/14 qui a installé son studio éphémère en plein cœur de sa ferme laitière Le Buisson Blanc au Ségur dans le Tarn.
En plateau avec nous paysans, syndicats et élus :
- Sylvie Basse, propriétaire de la ferme
- Philippe Basse, propriétaire de la ferme
- Florian Basse, le fils qui reprendra l’exploitation
- Christophe Rieunau, FDSEA éleveur en veau d’Aveyron et du Ségala Vice-Président de la chambre d’agriculture
- Sandrine Miot, Secrétaire départementale de la Confédération Paysanne maraichère
- Yannick Jauzion, Conseiller Régional Occitanie originaire de Castres ex rugbyman cultivateur de plantes médicinales
- Guy Malaterre, Vice-Président du Conseil départemental, chargé de l’éducation. (restauration scolaire et circuit court)
Les déambulations de Jérôme Cadet avec des acteurs locaux
Selon Sylvie Basse qui nous accueille ici dans sa ferme, la solution est dans nos mains, dans les mains du consommateur.
A l’Intermarché à Le Séquestre d’Albi
Nous nous sommes rendus dans un magasin Intermarché d’Albi, où Jérôme Cadet a retrouvé Thierry Garrigues, arboriculteur aux Vergers du Bosquet à Sénouillac et Evelyne Peyronnet, la propriétaire de cette grande surface pour évoquer la question du prix et celle des négociations entre producteurs et distributeurs. Mais sa première rencontre se déroule sur le parking avec une cliente, Nathalie.
Les reportages de Sébastien Sabiron
Agriculteurs en quête de repreneurs : la ferme Cassar
C’est l’une des craintes des agriculteurs en fin de carrière : ne pas trouver de repreneur, ne pas pouvoir transmettre leur terre, leur savoir-faire, leur outil de travail… Aujourd’hui selon l’Insee, la France compte quatre fois moins d’agriculteurs exploitants qu’il y a quarante ans…
Sébastien Sabiron, vous avez rencontré deux frères qui font face, précisément… A ces difficultés…
Ils s’appellent Pierre et Bruno Cassar… A la tête d’une exploitation familiale à Lombers une vingtaine de km au sud d’Albi… Ils sont associés avec leur neveu… Mais Pierre, 64 ans… Aspire désormais à une retraite bien méritée…
Depuis cinq ans maintenant, les deux frères cherchent un associé voire un couple d’associés pour prendre la suite de Pierre… Ils ont déposé des annonces un peu partout jusqu’aux sets de table des comices agricoles… Mais rien n’y fait… Bruno 60 ans, le plus jeune des deux frères…
Tout comme aux enfants de Pierre qui ont choisi d’autres carrières… Plutôt que de reprendre la ferme de leur père… Et de leur grand-père arrivé dans le Tarn en 1956…
On imagine Sébastien que la crise que traverse le monde agricole ne leur rend pas vraiment service…
D’autant pour l’instant que rien n’a été proposé pour faciliter l’installation des agriculteurs… Confrontés aux prix élevés du foncier.. Mais la crise aura au moins eu le mérite de mettre en lumière le malaise agricole… Et Bruno espère qu’elle sera salutaire…
Et pourtant la ferme Cassar est une institution. Pionnière de la vente directe dans le Tarn. Les deux frères espèrent qu’elle leur survivra… sans tomber, faute de repreneur, dans l’escarcelle des spéculateurs..
Des jeunes en formation au lycée agricole
Dans ce contexte de crise, la profession d’agriculteur fait-elle encore rêver ? Suscite-t-elle encore des vocations ?
Sébastien Sabiron s’est rendu au Lycée agricole Fonlabé d’Albi, un établissement public sous tutelle du ministère de l’agriculture. Il y a découvert de la passion, quelques angoisses, mais aussi beaucoup d’espoir en l’avenir…
Oui je vous emmène en travaux pratiques… Avec une classe de terminale STAV… Sciences et technologies de l’agronomie et du Vivant…
Aurélien a 17 ans… Et déjà une idée très précise de son avenir : reprendre la ferme familiale… Avec la bénédiction de ses parents…
Une génération consciente des difficultés de la profession… Qui les heurte de plein fouet… à l’image d’Anaïs … Son père a du vendre toutes ses vaches pour redevenir salarié agricole…
Anaïs vise un bac +3 pour devenir technicienne agricole et se constituer un pécule avant de reprendre les terres familiales… Gaël, lui se projette sur un BTS Gestion agricole…
Et d’ajouter des étoiles dans les yeux qu’il rêve à terme de reprendre l’exploitation fondée par ses arrières grands parents…
Voilà pour les jeunes issus du milieu agricole… Mais ils ne sont pas les seuls à vouloir embrasser la profession…
Clémentine est « hors cadre » comme on dit dans le jargon… Pas d’agriculteurs dans sa famille, pas d’exploitation à reprendre….
L’exposition « Artistes et paysans. Battre la campagne » aux Abattoirs de Toulouse
On a beaucoup entendu ces dernières semaines que les agriculteurs étaient invisibles, qu’on ne leur accordait que peu la parole. Force est de constater, que c’est également le cas dans le domaine de l’art, où le monde est peu représenté. Peu d’exposition notamment se crée autour du monde agricole.
D’ou cette initiative du Musée Les Abattoirs de Toulouse, intitulée « Artistes et Paysans – Battre la campagne » qui rassemble 150 oeuvres, des tableaux du 19e …des glaneuses mais aussi le regard de photographes contemporains.
Rencontre avec la directrice des Abattoirs Lauriane Gricourt qui nous présente cette exposition exceptionnelle et nous parle de l’une de ses oeuvres étonnantes, un cliché du photographe Damien Rouxel.

