Sommaire :
Marianne :
Vous travaillez désormais pour le site Internet en exil Meduza, installé à Riga, en Lettonie, depuis 2014. Comment couvrir la Russie dans ces conditions ?
Elena Kostioutchenko :
Depuis la tentative d’empoisonnement dont j’ai été victime l’an dernier, et qui fait l’objet d’une enquête en Allemagne, je dois en outre changer de lieu de résidence chaque mois.
Beaucoup de journalistes et de médias ont certes dû quitter la Russie, et il est difficile d’écrire sur le pays si vous n’y êtes pas. Mais nous écrivons en collaboration avec des sources qui sont restées en Russie, et qui prennent d’indéniables risques en collaborant avec nous.

