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Threads
Lancé l’été dernier, Threads, le réseau social de Meta, est enfin disponible depuis le 14 décembre en Europe. Face à Bluesky ou Mastodon, est-ce la meilleure alternative au X d’Elon Musk?
Désormais disponible en Europe depuis ce 14 décembre, Threads va voir son nombre d’utilisateurs rapidement gonfler.
Fondé par Meta l’an dernier, il avait rapidement atteint les 100 millions d’inscrits aux États-Unis et au Royaume-Uni où il était accessible, le RGPD l’empêchant d’être déployé pour des interrogations sur les données des utilisateurs. Sa force: des messages portés à 500 caractères, des vidéos pouvant atteindre 5 minutes, pas de mots-clés ni messagerie privée et la possibilité d’éditer ses messages. Le tout sans surcoût.
> Comment s’inscrire et utiliser Threads?
Mastodon
Ce fut le premier à se manifester dès les premières mesures décriées de Musk.
La plateforme a été créée en 2016 et mise sur un fonctionnement différent: la décentralisation (plusieurs serveurs répartis dans le monde) et l’open source. L’utilisateur contrôle ses données et peut aussi héberger sa propre « instance » (mini-réseau social). Il autorise également les messages de 500 caractères, des vidéos sans limites de durée, l’édition, les messages privés, les mots-clés ou encore un fil de tendance. Le tout sans surcoût.
Bluesky
Créé par Jack Dosey en 2021, le réseau social voulait surtout se distinguer de sa création originale, Twitter, en proposant un fonctionnement décentralisé.
Le réseau fonctionne sur cooptation ou plutôt invitation. Il faut obtenir un code pour pouvoir s’inscrire. Il a connu un sursaut d’intérêt avec les frasques de Musk à l’automne et le soutien inattendu de Thierry Breton qui a incité les utilisateurs de X à migrer. Bluesky a un côté désuet et sommaire, tel le Twitter d’antan.
Des alternatives plus intimistes
D’autres réseaux sociaux ont tenté d’attirer aussi les déserteurs de Twitter, tel Discord qui fonctionne avant tout par groupes thématisés.
Post est un autre réseau américain, créé par l’un des fondateurs de Waze. Il veut surtout séduire les médias en leur promettant de générer des revenus avec leurs publications. Car ce sont les utilisateurs qui paient une somme modique pour lire les articles d’actualité.
Tribel est un réseau social américain ouvertement pro-démocrate qui a surgi pour contrer les plateformes plutôt républicaines comme Gab ou Parler, voire Truth Social de Donald Trump. Sur Tribel, on peut modifier sa publication, choisir à qui l’on s’adresse ou non. Des contributeurs stars sont identifiables, comme jadis les comptes certifiés de Twitter. Il est possible de cibler son audience. Mais pour en profiter, il faudra parler anglais. La version française n’est pas encore disponible.

