Sommaire :
La sexualité et l’avortement
À quoi ressemblait la sexualité quand planait constamment la menace d’une grossesse non désirée ?
La question de l’avortement a longtemps été un sujet tabou et les femmes devaient faire face à la peur constante d’une grossesse non désirée. Cela influençait grandement leur sexualité et pouvait entraîner des tensions dans leurs relations intimes.
Comment et pourquoi prenait-on la décision d’avorter ?
Face à une grossesse non désirée, les femmes devaient faire un choix difficile : celui d’avorter ou de poursuivre la grossesse. Les raisons pouvaient être multiples : contraintes économiques, absence de soutien familial, impossibilité d’élever un enfant, etc.
Qui se faisait avorter ?
L’avortement touchait toutes les catégories sociales et les femmes de tous âges. Il ne concernait pas seulement les femmes en difficulté, mais également celles qui désiraient espacer leurs grossesses ou ne pas avoir plus d’enfants.
Comment trouvait-on « quelqu’un » pour « faire passer » l’enfant ? Combien cela coûtait-il ?
Le parcours pour trouver une personne pratiquant l’avortement était souvent tumultueux et risqué. Des réseaux clandestins se sont développés, où les femmes devaient payer pour la procédure. Les tarifs pouvaient être élevés pour certaines femmes, ce qui limitait l’accès à l’avortement.
Les méthodes d’avortement
Avant la légalisation de l’avortement en France, les méthodes étaient variées et plus ou moins dangereuses. Certaines femmes se tournaient vers des remèdes de grand-mère, tandis que d’autres devaient recourir à des méthodes plus risquées, telles que le curetage à vif.
Les risques de la prison et les conséquences pour les femmes
L’avortement était illégal et les femmes qui se faisaient avorter risquaient des poursuites judiciaires, voire la prison. Cette réalité ajoutait à la pression et à la peur qui entouraient l’avortement.
Un recueil de témoignages essentiel
Face à ce sujet longtemps narré principalement du point de vue militant, l’INA souhaite donner la parole aux femmes elles-mêmes. L’objectif est de recueillir leurs témoignages, qu’ils soient douloureux, libérateurs ou traumatisants, afin de documenter cette expérience dans des proportions inédites.
Faire émerger les disparités géographiques et sociales de l’avortement clandestin
Il est important de mettre en lumière les différences qui existaient dans les pratiques d’avortement clandestin en fonction des régions et des classes sociales.
La réalité et les dangers de l’avortement clandestin
Il est essentiel de sensibiliser les jeunes générations aux réalités et aux dangers des avortements clandestins, qui ont causé la mort de nombreuses femmes françaises.
Combattre le silence, la solitude et la honte
L’avortement a souvent été entouré de silence, de solitude et de honte, notamment pendant les Trente Glorieuses. Il est nécessaire de briser ces tabous et de permettre aux femmes d’en parler librement.
La loi de 1975 et l’égalité hommes-femmes
La loi de 1975 sur l’avortement est une avancée fondamentale pour l’égalité entre les hommes et les femmes. En recueillant les témoignages, il est possible de mettre en valeur l’importance de cette conquête et de souligner la signification de ce droit.
Un cadre scientifique, un objet audiovisuel
Pour garantir une collecte de mémoire rigoureuse, cette initiative est menée sous la direction de Bibia Pavard, historienne spécialisée dans l’avortement. Un comité d’experts transdisciplinaires, composé d’universitaires, de gynécologues et d’une sage-femme, apporte son expertise à ce projet. Les interviews seront réalisées dans le cadre intime du domicile des participantes.

