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Les expressions sur X, anciennement Twitter
Sur X, anciennement twitter, on voit défiler quotidiennement des expressions originales : « Il a fait une masterclass », « elle lui a mis un ratio, « il est dans la sauce », etc. Le plus souvent, ses expressions sont issues de références communes à des vidéos qui ont fait « le buzz » sur internet, souvent parce qu’elles sont drôles.
Une explication sociologique
Les nouvelles générations sont souvent critiquées pour leurs manières « étranges » de parler ou communiquer. Mais depuis toujours, les jeunes ont besoin d’avoir leurs propres codes, dans un soucis d’identification par rapport aux anciennes générations. « Les réseaux sociaux permettent cette distinction. Autrefois, c’était vestimentaire, ce sont des marquages. Aujourd’hui, toutes les expressions circulent, il faut pouvoir les utiliser et les interpréter », explique Alexia Guggémos, directrice générale de l’Observatoire Social Média.
Un langage codé pour déjouer la censure
Selon Patrice Carré, historien des médias, certaines de ces expressions servent aussi à « déjouer » la modération des réseaux sociaux. Par exemple, aux Etats-Unis, impossible d’utiliser les mots « avortement » ou « sexe » sur X, sous peine d’être censuré. Alors les jeunes trouvent des combines. Pour « se faire avorter », ils disent « aller faire du camping », par exemple. Un phénomène qu’on voit arriver en Europe. Par exemple avec l’expression « se Lebron James », qui veut dire « se masturber ».
Les nouvelles formes d’expression sur les réseaux sociaux
Selon la sociologue Alexia Guggémos, de nouvelles formes d’expression naissent tous les jours sur les réseaux. Avec par exemple les « p.o.v », « point of vue » en anglais, des vidéos où les jeunes se mettent en scène et racontent des histoires. C’est, selon elle, l’un des aspects positifs des réseaux : ils encouragent la créativité.

