Sommaire :
Restrictions d’accès à Internet et aux réseaux sociaux
Depuis 2015, un nombre croissant de pays ont mis en place des restrictions ou bloqué l’accès à des réseaux sociaux et applications de messagerie. Selon les données disponibles, 62 pays ont adopté de telles mesures, tandis que si l’on inclut les coupures d’accès à Internet, ce chiffre s’élève à 77. Ces informations proviennent d’un suivi réalisé par la société Surfshark, spécialisée dans la sécurité des données en ligne et couvrant 196 pays.
Principaux pays concernés
La majorité des pays qui restreignent ou bloquent l’accès aux réseaux sociaux et aux applications de messagerie sont situés en Afrique et en Asie, comme le montre notre carte. Ces réglementations sont souvent temporaires et mises en place lors de troubles politiques, tels que des élections, des manifestations, des guerres ou des coups d’État. Un exemple récent est la Guinée, où le gouvernement restreint depuis novembre dernier l’accès à des plateformes populaires comme Facebook, YouTube, Instagram, WhatsApp et Telegram, en raison de tensions politiques internes.
Situation actuelle
Actuellement, des restrictions sont toujours en vigueur dans 24 pays (au 11 mars 2024), selon Surfshark. Ces restrictions concernent principalement des réseaux sociaux étrangers bloqués par les autorités, tels que Facebook, Instagram et X (ex-Twitter), dans des pays comme la Chine, la Russie, la Corée du Nord, l’Iran, le Myanmar et le Turkménistan. Il est intéressant de noter que la Chine a développé son propre écosystème national d’applications, notamment avec des plateformes telles que WeChat, Weibo et QQ. Par ailleurs, les pays de la péninsule Arabique, comme les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman et le Yémen, restreignent l’utilisation de WhatsApp, Telegram et des appels passés via Internet (voix sur IP).

