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Le groupe audiovisuel public canadien confirme des coupes draconiennes
Le groupe audiovisuel public canadien CBC/Radio-Canada a confirmé lundi la suppression de 600 emplois, soit 10% de ses effectifs, en raison de la diminution des revenus publicitaires de la télévision et de la concurrence féroce des géants du numérique. Les premiers licenciements doivent intervenir dans les semaines qui viennent, mais la plupart seront mis en œuvre au cours des 12 prochains mois. CBC/Radio-Canada a également prévu de réduire ses dépenses de programmation pour permettre au total 125 millions de dollars d’économies pour l’exercice 2024-2025.
Les détails des coupes
Au final, 250 des suppressions de poste concerneront CBC, le réseau anglophone du groupe, et 250 autres Radio-Canada, sa partie francophone, le reste touchant des fonctions techniques et de support. Le groupe a également annoncé que près de 200 postes actuellement vacants seront abolis. La PDG de CBC/Radio-Canada, Catherine Tait, a déclaré que le groupe n’avait plus la souplesse nécessaire pour continuer sans compressions, en raison de la hausse des coûts de production, de la diminution des revenus publicitaires à la télévision et de la concurrence féroce des géants du numérique.
Les conséquences et les réactions
Le diffuseur public n’avait pas connu pareilles coupes depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Justin Trudeau, en 2015. Ces coupes sont considérées comme un jour sombre pour le diffuseur public et pour l’accès à l’information. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada et la Guilde canadienne des médias sont atterrés par cette annonce et demandent au gouvernement fédéral de garantir un financement stable à CBC/Radio-Canada.
De nombreux médias canadiens sont également confrontés à des difficultés financières et le groupe public n’est pas le premier à annoncer un plan social. Pour soutenir le secteur, le gouvernement canadien est engagé dans un bras de fer avec Google et Meta (propriétaire de Facebook et Instagram) pour les obliger à conclure des accords commerciaux avec les médias. Un accord « historique » a été signé avec Google, mais Meta continue de s’opposer à la loi en bloquant l’accès aux contenus d’actualité de médias sur ses plateformes depuis le 1er août.

