Sommaire :
Arrestations de Journalistes : Quand la Répression Frappe
Contexte des Arrestations
Mzia Amaghlobeli a été arrêtée le 11 janvier 2025 à Batoumi lors d’une manifestation. Elle avait affiché un autocollant en soutien à sa collègue Tsiala Katamidze, déjà arrêtée pour un geste similaire. Après une brève libération, elle a été de nouveau interpellée pour avoir prétendument giflé un policier, bien qu’elle ait été victime de violences. Cette arrestation a provoqué une grève des médias géorgiens et de nombreuses manifestations populaires.
Répercussions et Réactions
Reporters Sans Frontières a dénoncé ces arrestations sur des « charges absurdes« , visant à réduire au silence une journaliste critique. En février 2025, lors de sa première audience, Mzia, affaiblie par 38 jours de grève de la faim, a exprimé sa volonté de résister en brandissant le livre Résistez aux dictateurs. Condamnée à deux ans de prison, elle devient un symbole de la répression en Géorgie.
Liberté de la Presse en Géorgie : Une Liberté en Péril
Escalade de la Violence
Depuis le début des manifestations, les journalistes sont devenus les principales cibles du régime. Amnesty International alerte sur l’état de santé critique de Mzia, sans accès à des soins médicaux adéquats. Les slogans en faveur de sa libération résonnent chaque soir dans les rues de Tbilissi.
Figures du Journalisme Indépendant en Géorgie
Mzia Amaghlobeli et ses Contributions
Avec plus de 25 ans dans le journalisme, Mzia a cofondé le média Batumelebi en 2001 et Netgazeti en 2010. Ces médias, reconnus pour leur indépendance, ont focalisé sur la corruption et les violations des droits humains. Leur impact international est tel qu’ils ont été interdits en Russie.
Repression et Déclarations
Mzia a déclaré lors de ses audiences : « Je fais partie de ceux qui ont tourné le dos au journalisme servile, propagandiste et de style soviétique« . Elle souligne que le journalisme critique est souvent mal vu par les gouvernements, surtout en l’absence d’un système judiciaire indépendant.

