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Le « vieux » réseau social
Il a tout juste 20 ans, mais c’est déjà un « vieux » réseau social. Facebook, doyen des réseaux sociaux, était lancé le 4 février 2004 par Mark Zuckerberg et plusieurs de ses camarades, depuis l’université de Harvard aux États-Unis. Il s’est étendu ensuite aux autres universités américaines, avant de s’ouvrir à tous en 2006. Le réseau social – un concept alors très nouveau – conquiert rapidement la majorité des internautes et en particulier les « millenials », la génération de celles et ceux nés dans les années 1980-1990.
© Getty –
Juana Arias/The The Washington Post
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Idole des jeunes devenu repaire des parents
« C’était révolutionnaire et ça a eu un impact très important sur la culture populaire, sur la politique, sur nos comportements en ligne, sur les contenus numériques, ça a transformé notre façon de communiquer« , estime Jasmine Enberg, analyste chez Insider Intelligence.
Elle évoque notamment le fameux « feed », ce fil d’actualité où les algorithmes d’intelligence artificielle affichent en priorité les messages et photos qui suscitent de l' »engagement », c’est-à-dire des partages et des commentaires.
Depuis, Facebook est devenu le repaire des parents. Mais en dépit de son image démodée, le vétéran des réseaux sociaux continue de gagner des utilisateurs, de l’Asie aux États-Unis.
La plateforme « fait partie du paysage numérique, explique Jasmine Enberg, notamment pour la génération des « millennials ». Donc, elle reste irrésistible pour les annonceurs, grâce à sa portée et ses performances. »
23 milliards de dollars de profits
En 2023, plus de trois milliards d’utilisateurs ont ouvert Facebook au moins une fois par mois, soit 3% de plus que l’année précédente et Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, se porte bien. En 2022 – une mauvaise année pour la société californienne – ses profits ont atteint 23 milliards de dollars, malgré les récentes polémiques sur le modèle économique de Facebook, très critiqué.
Fondé sur les données personnelles, il lui a valu de nombreuses plaintes et amendes, du scandale Cambridge Analytica en 2018 aux révélations d’une lanceuse d’alerte en 2021, accusant l’entreprise de faire passer les profits avant la sécurité de ses usagers.

