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Une journaliste engagée
« Assumons-le : je suis émue« , avoue volontiers la journaliste. C’est une heureuse nouvelle, et pas simplement car l’animatrice vient bousculer les fondements d’un classement placé sous le signe de l’hégémonie masculine. Non, on s’intéresse aussi à Faustine Bollaert pour ses engagements.
La lutte contre le harcèlement scolaire
On connaît par exemple la mobilisation de Faustine Bollaert contre le fléau du harcèlement scolaire. En novembre dernier, elle se retrouvait au coeur de la soirée spéciale « Harcèlement scolaire : briser le silence », et affirmait, en prenant l’exemple de sa propre fille : « Il faut que la peur et la honte changent de camp« .
Une bienveillance vigilante
Sur le plateau de « Ca commence aujourd’hui », c’est sa bienveillance, oui, mais aussi sa vigilance, qui font toute la différence. Comme le 22 mai dernier, lorsqu’elle avait répondu à Christine, une intervenante qui, ado, aurait eu une liaison avec Claude François, sans son consentement, et n’osait pas employer le terme de ‘viol’ : « Vous savez, on reçoit beaucoup de jeunes femmes sur ce plateau, qui viennent nous raconter ce que vous venez de nous dire : je n’ai pas pu être violée parce que je n’ai pas crié, parce que je n’ai dit pas non, parce qu’un homme aussi bien ne peut pas avoir commis ca… Et bien, si, en fait« .
Des paroles fortes contre la culture du viol
« Si vous n’avez pas donné votre consentement, vous avez été violée. Peu importe qui est l’agresseur. En tant que femme, au-delà de Claude François ou n’importe qui, je ne peux pas entendre ça sans m’insurger, et avoir envie d’embrasser la jeune femme qui est là sur ce plateau« .
Faustine Bollaert n’hésite jamais à dire les termes. Et ce n’est absolument pas anodin dans un pays où la culture du viol est plus banalisée que la consommation d’alcool. D’ailleurs, la journaliste tacle volontiers les sexistes de tout genre. On se souvient de ses remarques en janvier 2022 à l’adresse d’un intervenant complimentant… « Les pare chocs » de sa conjointe. « C’était chic de dire ça en 1976 ?« , avait-elle ironisé.
Une carrière au fil des transformations
Et la principale concernée d’épiloguer : « Vous m’avez connue blonde pour animer des jeux, brune pour revenir sur des grandes affaires judiciaires, avec frange ou sans frange, ronde ou plus mince, gouailleuse ou plus douce. Bateleuse ou intimiste. Incisive ou plus tendre. Vous m’avez vue grandir, et puis doucement vieillir… Elle termine bien cette année… Je vous souhaite tout ce dont vous pouvez rêver en 2024″.
« On sera ensemble. »

