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Philippe Labro : un homme aux multiples talents
Journaliste, directeur de RTL pendant quinze ans, écrivain, réalisateur, parolier, Philippe Labro est un homme éclectique. Curieux et passionné, il estime n’avoir pas encore tout exploré. Cependant, il regrette de ne jamais avoir réussi à écrire une pièce de théâtre.
Cinq de ses romans, qui racontent son expérience américaine, ainsi que ses articles et ses portraits de personnalités emblématiques des États-Unis, ont été regroupés dans la prestigieuse collection Quarto des éditions Gallimard. Baptisé « Ecrits américains : œuvres choisies », cet ouvrage explore tant l’Amérique qui a séduit le jeune Labro quand il avait dix-sept ans que celle d’aujourd’hui qui l’inquiète.
Le témoignage marquant de Philippe Labro sur l’assassinat du Président Kennedy
Le 22 novembre 1963, Philippe Labro se trouve sur le campus de l’université de Yale lorsqu’il entend la nouvelle tragique : « on a tiré sur le président ». Il se rend immédiatement à New York pour prendre le premier avion pour Dallas. Envoyé par France Soir, il devient le premier journaliste français à arriver sur les lieux. Sur place, il croise Lee Harvey Oswald et Jack Ruby, qui assassine Oswald par la suite.
Pour le jeune journaliste, ces instants où il va rencontrer l’assassin de Kennedy vont le marquer à jamais. Il décrit Oswald comme un homme sûr de lui, avec un air de supériorité. Ce témoignage est d’autant plus significatif qu’il s’agit là d’un des événements majeurs de l’histoire contemporaine.
Le regard de Philippe Labro sur l’Amérique actuelle et sur les présidents
Philippe Labro a commencé son aventure américaine à l’âge de dix-sept ans, lorsqu’il a obtenu une bourse à l’université Washington et Lee en Virginie. Il a étudié là-bas pendant deux ans et en a profité pour voyager à travers tous les États-Unis. Il constate que l’Amérique d’aujourd’hui est bien différente de celle qu’il a connue à cette époque.
Il exprime son inquiétude quant à l’état des universités américaines et à l’influence qu’elles exercent sur les étudiants. Il critique également l’image de Joe Biden, qu’il considère comme un bon président mais qui donne l’impression d’être âgé et qui pourrait rencontrer des difficultés lors de sa réélection. Enfin, il reconnaît l’habileté de Donald Trump à s’adresser à un électorat délaissé par ses adversaires, ce qui pourrait lui permettre de se faire réélire.
La reconnaissance tardive de Philippe Labro en tant qu’écrivain
La publication de ses romans dans la collection Quarto des Editions Gallimard est une consécration pour Philippe Labro, dont la carrière d’écrivain a longtemps été ignorée par la profession. Malgré une vingtaine de romans à son actif et deux nominations au prix Goncourt, son côté touche-à-tout et éclectique lui a valu d’être délaissé par le microcosme littéraire. Il estime que son manque de reconnaissance est dû à cette diversité d’activités qui ne le rendait pas crédible en tant qu’écrivain.
Philippe Labro, parolier emblématique de Serge Gainsbourg
En plus de ses nombreux talents, Philippe Labro est connu pour avoir écrit des paroles pour de grands artistes. En particulier, il a travaillé avec Serge Gainsbourg et raconte dans son autobiographie comment ce dernier lui a demandé d’écrire les paroles de « Lolita go home » pour Jane Birkin. Il décrit Gainsbourg comme un être passionnant, désespéré mais obsédé par son travail et par la recherche de l’excellence.

