Sommaire :
Présentation de Atiana Serge Oulon
Enlèvement d’un journaliste engagé
Atiana Serge Oulon, journaliste burkinabè, a été enlevé de son domicile le 24 juin 2024 par des agents du renseignement. Il est connu pour être le directeur de publication du bimensuel L’Événement, un journal d’investigation.
L’Événement, fondé en 2001, est l’héritier de L’Indépendant, créé par Norbert Zongo. C’est un outil puissant contre la corruption au Burkina Faso.
Compléments : À propos de Norbert Zongo
Norbert Zongo était un célèbre journaliste d’investigation au Burkina Faso, reconnu pour ses enquêtes courageuses contre la corruption. Son assassinat en 1998 a marqué profondément le pays.
Un appel à la libération
Soutien international
Le 12 juillet, durant le Festival international de journalisme, les journalistes et Reporters sans frontières ont appelé à la libération de Serge Oulon et d’autres confrères disparus.
Serge avait participé au Kiosque international organisé par Courrier international il y a trois ans.
Rôle et impact du journal L’Événement
Un média indépendant
L’Événement s’impose comme la conscience critique face aux gouvernants burkinabè, donnant une voix aux opprimés et défendant les droits humains contre vents et marées.
Malgré l’arrêt de sa publication après l’enlèvement de Serge Oulon, ce journal a marqué l’histoire du journalisme au Burkina Faso.
Les raisons derrière l’enlèvement
En quête de la vérité
Serge Oulon a osé éclairer les zones d’ombre de la gouvernance burkinabè sous Ibrahim Traoré, notamment autour de la lutte contre le terrorisme.
Il avait exposé un détournement majeur de fonds dans l’affaire des “400 millions”, touchant aux plus hauts niveaux de l’État.
Contexte politique : qui est Ibrahim Traoré ?
Ibrahim Traoré s’est emparé du pouvoir par un coup d’état en 2022, exacerbant les tensions politiques et la censure envers la presse.
Le sort incertain de Serge Oulon
Une disparition inquiétante
Aucune information officielle n’a éclairé le sort de Serge Oulon. Des témoignages suggèrent des traitements inhumains envers les journalistes détenus.
La situation des familles touchées par ces disparitions forcées reste désespérée.
Une presse sous pression
Répression et contrôle
Le journalisme au Burkina Faso est aujourd’hui mené sous l’étau de l’emprisonnement et des disparitions. Les journalistes sont contraints de suivre les directives gouvernementales sans questionner.
Depuis juin 2024, plusieurs journalistes ont disparu, illustrant la politique de suppression des voix critiques par le régime d’Ibrahim Traoré.

