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Les méthodes de Vincent Bolloré continuent de nuire aux anciens journalistes de Canal plus
Plusieurs années après, les méthodes de Vincent Bolloré continuent de provoquer des ravages chez les anciens journalistes de Canal plus. Jean-Baptiste Rivoire est le dernier à en avoir été la cible. L’ancien rédacteur en chef adjoint de l’émission d’enquêtes « Spécial Investigation » – supprimée de l’antenne en 2016 -, a été condamné par le conseil des prud’hommes à rembourser 151 000 euros à son ancien employeur.
Les critiques de Jean-Baptiste Rivoire envers Vincent Bolloré
Jean-Baptiste Rivoire
Journaliste
Celui qui a, depuis, fondé le site d’information indépendant Off investigation s’est vu reprocher le fait d’avoir critiqué les méthodes de travail de l’homme d’affaires Vincent Bolloré, dans un documentaire produit par Reporters sans frontières (RSF) : Le système B. L’information selon Vincent Bolloré (2021). Le groupe présidé par Maxime Saada estime notamment que le journaliste n’a pas respecté la clause de « non-dénigrement », signée lors de son départ de Canal plus.
Les conséquences sur la carrière de Jean-Baptiste Rivoire
Jean-Baptiste Rivoire, qui a annoncé son intention de faire appel, a accepté de répondre aux questions de l’Humanité. Il explique qu’il n’avait pas prévu d’être attaqué en justice pour ses propos sur Vincent Bolloré. Il souligne que ses déclarations ne faisaient que reprendre des éléments déjà connus et largement médiatisés depuis 2015.
La décision du conseil des prud’hommes et les réactions de Jean-Baptiste Rivoire
Jean-Baptiste Rivoire n’a pas encore reçu le jugement du conseil des prud’hommes, mais il conteste les accusations selon lesquelles il aurait enfreint les clauses de son contrat de travail. Il rappelle également le climat de pressions dont il a été victime dès l’arrivée de Vincent Bolloré au sein de Canal plus et la suppression de l’émission « Spécial Investigation ».
Les clauses de silence et les départs de journalistes suite à l’arrivée de Vincent Bolloré
Jean-Baptiste Rivoire explique que les clauses de silence imposées par Canal plus sont indignes de l’exercice du métier de journaliste. Il souligne que ces clauses à durée indéterminée sont contraires à la législation française et limitent la possibilité d’évoquer des sujets d’intérêt général, tels que Vincent Bolloré et ses entreprises. Il affirme que des centaines de journalistes et syndicalistes ont été réduits au silence depuis neuf ans par les méthodes de Vincent Bolloré.
Les journalistes qui ont quitté leurs rédactions suite à l’arrivée de Vincent Bolloré remettent régulièrement en question la légalité de ces clauses à durée indéterminée. Jean-Baptiste Rivoire dénonce l’omerta imposée par Canal plus et souligne l’enjeu démocratique que représentent les pratiques de Vincent Bolloré.

