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Enquête sur le bombardement au Liban
L’AFP a mené une enquête sur le bombardement qui s’est produit au Liban le 13 octobre, causant la mort d’un journaliste et blessant plusieurs autres. Cette enquête révèle des éléments clés sur les circonstances de cet événement tragique.
Des preuves accablantes
L’enquête de l’AFP, réalisée en collaboration avec le collectif d’enquêteurs et d’experts indépendants Airwars, s’est appuyée sur des témoignages, des enregistrements vidéo, des images satellites et un fragment de munition retrouvé sur place.
Ces éléments ont permis de désigner un obus de char israélien comme étant responsable des frappes. Un imposant fragment de munition retrouvé près de la dépouille du journaliste tué a été analysé par six experts en armement, qui confirment son origine israélienne.
D’après les analystes consultés, ce type de munition est exclusivement utilisé par l’armée israélienne, ce qui écarte l’implication d’autres groupes militaires dans la région.
Les résultats des investigations d’autres organisations
Les organisations de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont également mené des investigations sur cet événement. Leurs conclusions rejoignent celles de l’AFP, en indiquant que les frappes étaient israéliennes.
HRW qualifie cette attaque de « crime de guerre » et Amnesty International demande l’ouverture d’une enquête pour « crime de guerre » également.
L’armée israélienne a exprimé ses condoléances pour la mort du journaliste, sans reconnaître sa responsabilité. Elle a affirmé mener des vérifications, mais n’a pas répondu aux conclusions de l’enquête de l’AFP et d’Airwars.
Ciblage délibéré des journalistes
Les journalistes visés étaient regroupés sur une colline dégagée, équipés de casques et de gilets pare-balles clairement marqués « presse ». Ils filmaient les bombardements israéliens depuis ce lieu.
Plusieurs témoins confirment qu’il n’y avait aucune activité militaire ni groupe armé à proximité des journalistes avant les frappes. Des moyens de surveillance, dont un hélicoptère et un drone, étaient également présents dans la zone.
Les experts soulignent qu’il est peu probable que les journalistes aient été confondus avec des combattants, compte tenu des capacités de surveillance de l’armée israélienne.
De plus, le fait que les frappes aient été rapprochées de seulement 37 secondes et qu’elles aient touché des endroits proches exclut la possibilité d’une erreur accidentelle.
Les dangers pour les journalistes pendant la guerre
Depuis le début de la guerre, le 7 octobre, au moins 63 journalistes et employés des médias ont été tués, selon les chiffres du Comité de protection des journalistes.
Ces chiffres montrent les risques élevés auxquels les journalistes sont confrontés lorsqu’ils couvrent des conflits armés, et soulignent la nécessité de protéger leur sécurité.

