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L’industrie audiovisuelle européenne s’oppose à la fin du géoblocage
L’industrie audiovisuelle européenne ne souhaite pas la fin du géoblocage et est en train de faire du lobbying pour éviter que cela ne se produise. Le Parlement européen envisage de mettre fin au géoblocage, ce qui permettrait de regarder des vidéos provenant d’autres pays sans contrainte. Cependant, l’industrie audiovisuelle s’oppose fermement à cette idée.
Maintenir le blocage pour préserver la diversité audiovisuelle
Il est fréquent de ne pas trouver certains contenus vidéo disponibles en France sur les plateformes en ligne, alors qu’ils sont accessibles chez nos voisins suisses ou belges. Selon Emmanuel Maurel, eurodéputé de La Gauche, la plupart des gens ne sont pas opposés au géoblocage pour les œuvres audiovisuelles.
Dans une conférence organisée par des eurodéputés défenseurs de l’industrie culturelle et des lobbys, il a été argumenté que maintenir le blocage permet de garantir une grande diversité de contenus en Europe. Les eurodéputés qui s’opposent à la fin du géoblocage estiment qu’en levant cette restriction, les grandes plateformes américaines pourraient avoir un monopole sur les contenus, réduisant ainsi la diversité culturelle. Ils craignent aussi que cela ne conduise à une uniformisation du marché.
Les défenseurs du blocage géographique vont profiter d’une session du Parlement européen, prévue la semaine du 11 décembre, pour défendre leurs arguments et tenter de convaincre les autres eurodéputés de maintenir le géoblocage. Ils sont soutenus par les lobbys de l’audiovisuel.
Retrouvez le discours d’Emmanuel Maurel qui appelle à maintenir ce géoblocage :

