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La Conférence des écoles de journalisme s’exprime sur les conditions d’accès au métier de journaliste
Le 23 octobre dernier, la Conférence des écoles de journalisme (CEJ), présidée par Pascal Guénée et réunissant les 14 écoles reconnues par la profession, a publié un « Livre blanc » abordant les questions d’insertion professionnelle des journalistes étudiants et la création d’une carte de presse spécifique pour les étudiants.
Du chemin à faire pour les alternants en journalisme
La Conférence a souligné plusieurs enjeux liés au recrutement des alternants au sein des rédactions. L’apprentissage est de plus en plus courant dans les formations, permettant aux étudiants de mieux intégrer une rédaction après leurs études. Cependant, de nombreux alternants constatent un décalage entre leurs compétences acquises à l’école et ce qu’ils doivent faire en entreprise. Ils ont souvent un accès limité au terrain et ne peuvent pas produire des contenus de qualité.
Les rédactions font face à des contraintes budgétaires, notamment depuis la crise sanitaire et le contexte économique actuel, ce qui rend plus difficile l’offre de possibilités aux journalistes débutants. De plus, les subventions de l’État accordées aux alternants diminuent progressivement, ce qui impacte l’égalité des chances pour les étudiants, particulièrement dans le domaine du journalisme.
Un accès aux rédactions restreint
Le métier de journaliste est précaire et élitiste, ce qui rend l’intégration dans une rédaction difficile. Par exemple, pour des raisons financières, certains étudiants ne peuvent pas se loger à Paris, ce qui les empêche d’accéder aux grandes rédactions parisiennes, pourtant très prisées. Par conséquent, de nombreux étudiants-journalistes passent à côté de postes prestigieux. De plus, les rédactions sont très sélectives alors que le nombre de candidats reste élevé.
Les nouveaux canaux de diffusion à prendre en compte
Les nouveaux canaux de diffusion, tels que les réseaux sociaux, demandent aux étudiants-journalistes d’acquérir des compétences supplémentaires, notamment dans le domaine du datajournalisme. Cela entraîne des coûts supplémentaires pour les écoles et l’État. Les groupes de travail des États généraux de l’information, lancés par Emmanuel Macron, devront consulter les écoles de journalisme et leurs étudiants afin de proposer des recommandations pour relever les défis futurs de l’information d’ici mai 2024.

