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Fin de la concession de distribution de la presse
Le gouvernement a décidé de mettre fin à la concession de distribution de la presse, qui était jusqu’à présent assurée par Bpost pour un montant de 125 millions d’euros. Cependant, lors de l’appel d’offres pour renouveler la concession, Bpost est arrivée dernière derrière ses concurrents Proximy et PPP, ce qui a suscité une controverse politique. Certains craignent une perte de qualité de service et des conditions sociales dégradées.
Bpost encore 6 mois
Bpost conservera cette mission durant le premier semestre de 2024, pour un montant de 75 millions. Ensuite, la distribution de la presse sera assurée par la concurrence. Le soutien public se concentrera sur les communes de moins de 225 habitants par km2, soit environ 15% du territoire, et le secteur associatif. Cette décision permettra d’économiser 35 millions l’an prochain et 80 millions en 2025 et 2026.
« Assurer l’avenir de l’entreprise et le bien-être de nos employés »
Le CEO de Bpost, Chris Peeters, déclare que l’objectif de l’entreprise est d’assurer son avenir ainsi que le bien-être de ses employés. Bpost continuera de fournir les services de la concession actuelle pendant la période de prolongation.
Diversité de la presse
Les vice-Premiers ministres du gouvernement se sont réjouis de cet accord, soulignant l’importance de protéger la diversité de la presse et son accessibilité à tous les citoyens. Grâce au système de crédit d’impôt pour la distribution dans les zones moins peuplées, les éditeurs de presse pourront continuer d’assurer la diffusion des quotidiens, en collaboration avec la Poste, contribuant ainsi à préserver ce service essentiel pour la population.
« Pas de bain de sang social »
Le vice-Premier MR David Clarinval se montre satisfait de cette décision, affirmant qu’elle prend en compte les habitants des zones peu peuplées et soutient les éditeurs et les libraires en corrigeant une situation d’injustice et de concurrence déloyale. Il assure également qu’il n’y aura pas de bain de sang social dans l’entreprise.
Les éditeurs francophones mécontents
Les éditeurs de presse quotidienne francophone critiquent vivement la décision du gouvernement, la qualifiant d’irresponsable et mettant en péril l’avenir des journaux. Ils demandent des explications au ministre de l’Économie Pierre-Yves Dermagne et prévoient de se battre contre cette décision.

