MédiasActu
    Facebook Twitter Instagram
    MédiasActuMédiasActu
    • TV
    • Radio
    • Presse
    • Médias Sociaux
    • Web & Tech
    A LA UNE :
    • Découvrez comment une animatrice IA révolutionne l’avenir du journalisme
    • Un drone russe frappe : deux journalistes ukrainiens tués dans l’est du pays
    • Découvrez comment un événement personnel a transformé la carrière de Mélanie Taravant, nouvelle voix du 13H sur France 2
    • Sacre Historique : La Presse Mondiale Enflammée par les Lionceaux de l’Atlas
    • Découvrez la vie fascinante d’une mère et ses deux enfants !
    • Hanoï : 33 Œuvres Primées pour Leur Impact Culturel
    • Découvrez Sigfrido Ranucci, le journaliste cible d’un attentat à la voiture piégée
    • La presse argentine s’émerveille devant le triomphe marocain
    vendredi 17 avril 2026
    MédiasActu
    Home»Presse
    Presse

    La journaliste Ksenia Bolchakova lance un vibrant appel à documenter la guerre en Ukraine, lors de sa réception du Prix Albert Londres devant le Monaco Press Club

    mercredi 17 avril 20247 Mins Read
    Partager l'article Facebook Twitter LinkedIn Reddit Telegram WhatsApp
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Reddit Telegram WhatsApp

    Sommaire :

    • Son documentaire « Wagner, l’armée de l’ombre de Poutine »
    • De passage à Monaco
      • Depuis votre documentaire sur la milice Wagner
      • Evgueni Prigojine est mort dans le crash de son avion en août 2023, mais ses activités se poursuivent?
      • Des témoignages de femmes et d’hommes victimes des pires exactions de l’armée russe
      • Le reportage de guerre en Ukraine
      • Le conflit ukrainien n’est plus en une des médias, qu’est-ce que cela change?
      • Le reportage de guerre
    • L’avenir de la Russie
      • L’opposition est impossible?
      • La foule aux obsèques de Nalvany n’était pas un signe d’espoir?
      • Le peuple russe et la guerre en Ukraine
    • Les ambitions de Poutine
    • Bio express

    Son documentaire « Wagner, l’armée de l’ombre de Poutine »

    Son documentaire Wagner, l’armée de l’ombre de Poutine a mis en avant son travail journalistique (récompensé en 2022 du prix Albert-Londres avec sa co-réalisatrice Alexandra Jousset) et sa connaissance de l’histoire de la Russie d’hier et d’aujourd’hui.

    De passage à Monaco

    De passage en Principauté devant le Monaco Press Club, Ksenia Bolchakova a livré son analyse de la situation politique aujourd’hui en Russie et des perspectives. En racontant, aussi, son travail de reporter, sur les zones de guerre en Ukraine, dont elle a tiré le film Ukraine, sur les traces des bourreaux, donnant la parole aux victimes comme aux agresseurs, encore visible sur la plateforme d’Arte.

    Depuis votre documentaire sur la milice Wagner

    Depuis votre documentaire sur la milice Wagner, imaginiez-vous leur leader Evgueni Prigojine capable de défier Poutine comme il l’a fait à l’été 2023 ?

    Ces mercenaires étaient profondément patriotes, dévoués au développement de l’impérialisme russe et pro-Poutine. La bascule, c’est la guerre en Ukraine qui a fait vriller Monsieur Prigojine. Les luttes intestines entre la milice Wagner et les responsables du ministère de la Défense ont fait qu’il a cru pouvoir renverser le chef d’état-major et tenter un coup d’État. C’était de l’hubris, même si certains membres du cercle rapproché de Poutine le soutenaient. Mais, au dernier moment, ils n’ont pas retourné leur veste.

    Evgueni Prigojine est mort dans le crash de son avion en août 2023, mais ses activités se poursuivent?

    Evgueni Prigojine est mort dans le crash de son avion en août 2023, mais ses activités se poursuivent?

    Elles ont été reprises en main, notamment par son fils Pavel, en Ukraine et ailleurs pour avoir une influence politique partout dans le monde. En Europe, nous avons pris la mesure de la menace, mais nous sommes très en retard par rapport à des technologies développées depuis 2013 par les Russes. L’intérêt, pour le Kremlin, d’avoir cassé la pyramide, est d’avoir des hommes qu’ils peuvent contrôler. Peut-être un commandant aura l’ambition de refaire ce qu’a fait Prigojine, mais je ne pense pas. C’était une armée de l’ombre, mais une filiale de l’État russe.

    A lire aussi :   Tragédie à Gaza : cinq journalistes parmi les vingt victimes des bombardements israéliens sur un hôpital

    Des témoignages de femmes et d’hommes victimes des pires exactions de l’armée russe

    Dans « Ukraine, sur les traces des bourreaux » vous collectez les témoignages de femmes et d’hommes victimes des pires exactions de l’armée russe…

    Nous avons commencé ce projet au mois de mai 2022, naïvement en pensant que la guerre n’allait pas durer et qu’on pourrait suivre un processus de justice internationale. Avec une guerre en cours, c’est impossible, alors nous avons cherché des preuves de la pensée mortifère de l’armée russe voulant la destruction de la nation ukrainienne, avec des purges préméditées et préparées. Récoltant des témoignages d’exactions, exécutions arbitraires, viols, tortures, déportations d’enfants… C’est le summum du crime de guerre, un État qui veut priver un autre État de son avenir, en le déshumanisant.

    Le reportage de guerre en Ukraine

    Votre passeport russe n’interfère pas dans vos relations en Ukraine?

    Ça n’a jamais été un problème. Il a fallu que j’explique pourquoi je parlais russe, avec cette pointe d’accent moscovite. Mais je suis une journaliste française qui travaille pour des chaînes françaises. Je n’ai jamais travaillé pour des médias russes. Mes origines me donnent peut-être une proximité que n’aurait pas un journaliste purement occidental. Ce qui a changé depuis le début de la guerre, c’est que les Ukrainiens me parlaient russe, car c’est un pays profondément bilingue. Ensuite, ils ont commencé à me répondre en ukrainien, en refusant la langue russe.

    Le conflit ukrainien n’est plus en une des médias, qu’est-ce que cela change?

    Le conflit ukrainien n’est plus en une des médias, qu’est-ce que cela change?

    Il faut continuer à documenter cette guerre. Une actualité en chasse une autre, bien sûr. Le 7 octobre en Israël a changé la donne, beaucoup de médias se sont détournés de l’Ukraine. C’est primordial de continuer à y retourner, d’autant plus face aux opérations de désinformation russes. Les rédactions, je le déplore, ont revu leurs moyens à la baisse. Des confrères ont été blessés, tués, beaucoup de rédactions ne veulent plus prendre le risque, et les assurances des journalistes sont devenues extrêmement chères pour partir en Ukraine…

    Le reportage de guerre

    Chez vous, le reportage de guerre était une envie?

    Mon père m’a toujours présenté ce métier comme le plus beau métier du monde. Même s’il travaillait pour La Pravda, un autre type de journalisme (rires). C’est un métier où je voyais la possibilité de rencontrer des gens qu’on ne rencontrerait pas autrement. Mais le reportage de guerre, ça n’a jamais été une envie. C’est venu par défaut, quand les zones que l’on couvre se retrouvent confrontées à ces situations extrêmes que sont les guerres. Tout est vrai, à vif, à sang. C’est une réalité brute, tellement exacerbée et dramatique que l’on a envie de raconter ces histoires-là. On peut y devenir accro.

    A lire aussi :   Découvrez les incroyables opportunités professionnelles à saisir aux quatre coins du monde en ce début d'année!

    L’avenir de la Russie

    Comment voyez-vous l’avenir de la Russie?

    Je suis très pessimiste. Même si Vladimir Poutine disparaissait, cela ne changerait pas le régime russe. C’est un État qui est devenu profondément policier, avec une augmentation des structures de sécurité, absolument terrorisantes. Il y a peu de chances pour que l’élite politique retourne sa veste du jour au lendemain, alors qu’elle a applaudi les opérations militaires en Ukraine.

    L’opposition est impossible?

    L’opposition est impossible?

    Il n’y en a plus ! Les opposants sont morts, en exil ou en prison. On ne peut pas être opposant politique en exil, c’est pourquoi Alexeï Navalny était revenu à Moscou. Il a pris ce risque, il l’a payé de sa vie. Les opposants qui restent aujourd’hui en Russie sont en prison et risquent le même sort. Déjà 116.000 Russes ont été condamnés pour des raisons politiques, dans un pays qui se dit toujours être une démocratie, mais qui n’en est clairement plus une.

    La foule aux obsèques de Nalvany n’était pas un signe d’espoir?

    La foule aux obsèques de Nalvany n’était pas un signe d’espoir?

    C’était très émouvant, mais que peut-il se passer après ? Ioulia Navalnaïa, son épouse, pourrait fédérer l’opposition autour d’elle, mais c’est une femme qui ne peut plus remettre les pieds dans son pays. Comment remonter le réseau régional qu’avait initié Navalny ? C’est très compliqué…

    Le peuple russe et la guerre en Ukraine

    On reproche au peuple russe d’être passif, naïf…

    J’ai réalisé un documentaire pour comprendre pourquoi les Russes n’étaient pas sortis massivement dans la rue pour dénoncer la guerre et l’invasion en Ukraine. Différents facteurs l’expliquent, notamment la mise en place d’une machine répressive terrifiante depuis 2011, et d’une militarisation de la jeunesse. Quand on vit dans un État qui devient totalitaire, on ne peut pas s’exprimer librement. Je dirais que 15-20 % des Russes fanatisés soutiennent la guerre, 15 % sont dans l’opposition. Et entre les deux, c’est un ventre mou d’une population privée de débat, de conscience politique. Qui se dit que le plus loin elle sera du pouvoir, le mieux elle se portera. C’est une logique de survie.

    Les ambitions de Poutine

    Jusqu’où peut aller Poutine?

    J’ai l’impression que la réalité du projet poutinien est encore pire que ce qu’on peut imaginer. J’ai tendance à voir le scénario du pire et à me dire qu’il a certainement des velléités de récupérer plus que l’Ukraine. Il a parlé, dans son discours du 21 février, d’un concept de monde russe dans lequel il aimerait voir réunies toutes les régions dans lesquelles il y a des russophones. Ça en fait du monde ! C’est assez terrifiant. On n’est plus dans l’ordre du rationnel, ni du fondement historique. C’est quelqu’un qui manipule l’histoire constamment pour l’arranger à sa sauce.

    Bio express

    1983: naissance à Moscou.

    1986: sa famille s’installe à Paris, où son père est correspondant pour La Pravda.

    2010 à 2016: diplômée de Sciences Po Paris, Ksenia Bolchakova devient journaliste et correspondante de BFM TV en Russie.

    2022: prix Albert-Londres pour son documentaire « Wagner, l’armée de l’ombre de Poutine », co-réalisé avec Alexandra Jousset.

    Journaux Presse
    Alexandre M.
    • Website

    Je suis Alexandre, passionné par les médias. Je vous partage ma passion au travers de mes articles sur les sujets relatifs à tous les médias : TV, Radio, Presse, Internet...

    Sujets associés

    Presse

    Découvrez comment une animatrice IA révolutionne l’avenir du journalisme

    jeudi 23 octobre 2025
    Presse

    Un drone russe frappe : deux journalistes ukrainiens tués dans l’est du pays

    jeudi 23 octobre 2025
    Presse

    Découvrez comment un événement personnel a transformé la carrière de Mélanie Taravant, nouvelle voix du 13H sur France 2

    jeudi 23 octobre 2025

    Le choix de la rédaction

    Découvrez comment une animatrice IA révolutionne l’avenir du journalisme

    jeudi 23 octobre 2025

    Un drone russe frappe : deux journalistes ukrainiens tués dans l’est du pays

    jeudi 23 octobre 2025

    Découvrez comment un événement personnel a transformé la carrière de Mélanie Taravant, nouvelle voix du 13H sur France 2

    jeudi 23 octobre 2025

    Sacre Historique : La Presse Mondiale Enflammée par les Lionceaux de l’Atlas

    jeudi 23 octobre 2025
    © 2026 MÉDIASACTU | Mentions légales | RGPD

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.