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Projet de loi prévoyant une aide à mourir : Réaction de Charles Biétry
L’ancien journaliste sportif Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot, a salué un « premier pas » après l’annonce d’un projet de loi prévoyant une aide à mourir. Le président Emmanuel Macron a annoncé que ce projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en avril et débattu à l’Assemblée nationale le 27 mai prochain.
Charles Biétry avait révélé en avril 2023 être atteint de la maladie de Charcot et avait pris des dispositions pour son suicide assisté en Suisse. Il a réagi à l’annonce du projet de loi en saluant « un premier pas » de la part du gouvernement pour accompagner les personnes en fin de vie.
« J’ai réussi à bien vivre, je n’ai pas envie de mal mourir. La maladie de Charcot m’a déjà privé de l’usage des jambes et de la parole. Bientôt ce sera la respiration accompagnée de souffrances pour moi et les miens. Cette loi, un premier pas, peut nous offrir liberté et dignité. Merci », a écrit Charles Biétry sur son compte X.
Les conditions strictes du projet de loi
Le texte qui sera présenté en avril au conseil des ministres prévoit d’ouvrir la « possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes ». Pour bénéficier de cette assistance, il faudra être majeur, atteint d’une maladie incurable et d’un « pronostic vital engagé à court ou à moyen terme », tout en étant capable d’un discernement plein et entier.
Réaction de Line Renaud
L’actrice Line Renaud, marraine de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, a également exprimé sa satisfaction concernant le projet de loi sur la fin de vie annoncé par Emmanuel Macron. À 95 ans, Line Renaud milite activement depuis des années en faveur d’une aide active à mourir. Dans une interview accordée à Libération, elle affirme :
« Je suis tellement heureuse que le président de la République ait pris cette décision (…) Quand les médecins, la famille, les proches d’un malade savent qu’il n’y a plus rien à faire, que c’est une question de mois, et que ces derniers moments vont être une souffrance, alors il faut l’aider à mourir ».

