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La crise financière de la presse musicale papier
Une érosion des recettes
Parallèlement à cette érosion des recettes, les dépenses ont explosé dans le contexte d’inflation que tout le monde connaît. Le coût du papier a augmenté de 45 à 80% selon l’étude, et même de près de 100% selon Edouard Rencker, éditeur de Jazz Magazine et président du CEPM (Collectif des éditeurs de la presse musicale), dans une tribune publiée par Stratégies, ajoutant que le prix de l’encre s’est aussi envolé, parfois jusqu’à 80%.
Une désertion des annonceurs
Plus grave encore, les annonceurs ont déserté la presse musicale papier, dont les revenus publicitaires ont connu un effondrement de 42% entre 2019 et 2020. Bien sûr, le Covid est largement en cause, puisque comme le rappelle l’étude « les producteurs de spectacle ont vu leur activité mise à l’arrêt et ont cessé leurs investissements ». Le problème est que cette tendance ne s’inverse pas depuis la fin de la crise sanitaire.
Les nouvelles préférences des annonceurs
Un virage vers le web et les réseaux sociaux
Un encart très intéressant de l’étude explique ainsi que les annonceurs privilégient désormais largement le web et les réseaux sociaux où ils peuvent atteindre rapidement une audience massive, et où ils reçoivent aussi des données précises sur le nombre de personnes touchées. Et comme le lectorat de la presse musicale diminue, les investissements publicitaires en faveur du papier baissent d’autant plus.
L’impact sur le lectorat et l’investissement publicitaire
Cette évolution a donc un impact direct sur le lectorat de la presse musicale papier, qui diminue de façon significative. Avec moins de lecteurs, les journaux ont moins de valeur pour les annonceurs, ce qui se traduit par une baisse supplémentaire des investissements publicitaires en faveur du papier.

