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La distribution de la presse écrite : un marché en évolution
Jusqu’à présent, c’était Bpost qui assurait cette distribution de la presse écrite pour un montant de 125 millions d’euros. La concession devait être renouvelée mais l’entreprise publique est arrivée dernière de l’appel d’offres lancé à cet effet, derrière ses concurrents Proximy et PPP.
La controverse autour de l’attribution du marché
L’attribution du marché à PPP a suscité la controverse politique, certains partis redoutant une perte de la qualité du service et des conditions sociales dégradées. Les inquiétudes concernent notamment la capacité de PPP à assurer une distribution efficace et équitable de la presse écrite.
Un compromis trouvé pour assurer la transition
Au terme de très longues négociations, le gouvernement est parvenu ce mardi à un compromis « à la Belge ». Ainsi, Bpost conservera cette mission durant le premier semestre de 2024, pour un montant de 75 millions. Ensuite, c’est la concurrence qui jouera pour assurer ce service. Les éditeurs devront donc conclure eux-mêmes des contrats avec l’un des différents acteurs, pour assurer la distribution de leurs publications.
Un soutien public maintenu pour certaines zones
Le soutien public qui sera maintenu concernera la distribution dans les communes de moins de 225 habitants par km2, soit environ 15% du territoire (dont les trois quarts en Wallonie), et le secteur associatif (comme les syndicats, Greenpeace ou « Kerk en Leven »). Cela vise à garantir l’accès à la presse écrite dans les régions moins densément peuplées et à soutenir les organisations associatives qui utilisent la distribution de la presse comme un moyen de communication avec leurs membres.

