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Le pianiste Roger Muraro
Roger Muraro sera sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées deux fois cette semaine : ce jeudi 11 janvier avec l’Orchestre de Chambre de Paris sous la direction de Gábor Káli, puis en récital ce dimanche 14 janvier. Dans un programme centré autour de Chopin, un compositeur que le pianiste ne cesse de redécouvrir : « Chopin est un éternel questionnement, » évoque Roger Muraro. « Avec les détours de son âme, ses recherches sur le plan de la composition, mais surtout la balance entre le classicisme dont il était pétri et cet espèce d’abandon dans l’expression. On livre, mais avec pudeur. Au fond, on a ce même problème, bien que la musique soit beaucoup plus solaire, avec Mozart. »
À la radio
Après avoir pris sa retraite du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris il y a deux ans, c’est désormais aux auditeurs de France Musique qu’il partage son savoir d’interprète dans son émission estivale Muraro au piano : « Au conservatoire, c’était plus dirigé, je questionnais d’une manière différente. Dans ces émissions de radio, c’est moi qui me met dans la posture de l’étudiant qui cherche. »
Héritier de Messiaen
Reconnu à l’international pour ses interprétations d’Olivier Messiaen dont il a été le disciple, Roger Muraro continue de faire vivre la mémoire du compositeur décédé en 1992 : « L’élégance chez Messiaen n’existe pas. Il y a chez lui une croyance beaucoup plus verticale, moins romantique. Ses séquences et ses œuvres sont construites comme un vitrail de cathédrale. Il livre un message par des couleurs, des accords, des frappes, des rayons lumineux, et l’émotion vient de là. »
Roger Muraro jouera prochainement deux concerts au Théâtre des Champs-Elysées : le 11 janvier avec l’Orchestre de chambre de Paris sous la direction Gábor Káli, puis en récital avec les 24 Préludes pour piano de Chopin le 14 janvier.

