Sommaire :
L’essayiste Rachel Khan écartée de Radio Classique pour des plagiats
L’essayiste Rachel Khan, qui a animé de février à mai une chronique quotidienne sur l’écologie dans la matinale de Radio Classique, en a été « écartée » après la découverte de « plagiats », a indiqué une source proche du dossier à l’AFP, confirmant une information d’Arrêt sur images.
Des plagiats découverts dans ses chroniques écologiques
« Recycler des chroniques, est-ce un geste qui sauvera la planète », ironise le site spécialisé en révélant que celles de Rachel Khan « résultaient de plagiats d’articles de presse, des copiés-collés de passages entiers d’autres productions ».
Rachel Khan dénonce un manque d’encadrement
L’auteure de « Racée » plaide elle un « manque d’encadrement de sa chronique », estimant « payer les frais d’une défiance entre la rédaction et la direction », selon Arrêt sur images.
Des emprunts manifestes sans citation des sources
Sur 28 chroniques produites en avril et mai 2023 réécoutées par le média, « 16 comportent des emprunts manifestes à d’autres travaux, avec des passages entiers reproduits mots pour mots » sans « jamais citer les sources originales », affirme l’article.
Des similitudes troublantes avec d’autres productions
Dans l’une d’entre elles, l’éditorialiste évoque un monde divisé « en deux catégories: ceux qui prennent un bain, et ceux qui préfèrent la douche. En somme, les décontractés toujours relax contre les dynamiques dans l’action ». Une réplique quasiment identique à celle d’une chronique produite un an et demi plus tôt sur RTL, relève Arrêt sur images.
Des sources variées copiées, selon l’article
D’autres médias comme Le Monde, l’Humanité, une fiche Wikipedia et un article des Echos sponsorisé par le distributeur d’électricité Enedis ont ainsi été copiés, selon l’article.
Les déclarations de Rachel Khan
Toujours d’après Arrêt sur images, qui a interrogé l’éditorialiste fin octobre, Rachel Khan « assure ne pas avoir été évincée, mais être partie d’elle-même. Elle estime également que nos accusations de plagiat sont +graves+ et que cela +n’a rien à voir avec ce qu’il s’est passé+ ».
« Au départ, je devais faire une chronique sur l’art et l’écologie, puis on m’a dit de faire une revue de presse », s’est-elle défendue.
« Moi, j’ai envoyé mes textes à ma hiérarchie. Je ne savais pas comment il fallait faire, c’est un exercice que je n’avais jamais fait. J’avais demandé à être accompagnée. Et si j’avais su qu’il ne fallait pas que je fasse ça, je ne l’aurais pas fait comme ça », a-t-elle ajouté. « Si j’avais vraiment plagié, pourquoi auraient-ils continué à m’inviter » à l’antenne, s’est-elle interrogée, évoquant par ailleurs une « défiance de la part des journalistes ».
