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Une agression choquante au Havre
Depuis jeudi soir, les réseaux sociaux sont inondés de vidéos montrant une jeune fille agressée en pleine rue au Havre. Les images montrent une adolescente de 17 ans être insultée, passée à tabac et contrainte de se dénuder par quatre autres lycéennes. Les enquêteurs travaillent actuellement à l’identification des agresseurs.
Des similitudes avec l’affaire de Lyon
Ces vidéos rappellent l’affaire de Lyon qui s’est produite mi-décembre, où une jeune fille a été violemment battue par d’autres adolescentes du même âge. Au Havre, les vidéos publiées récemment montrent une scène similaire, où une lycéenne est agressée, battue, dénudée et humiliée par ses pairs.
L’agression violente selon les premiers éléments de l’enquête
D’après les premiers éléments de l’enquête, l’agression aurait eu lieu à la sortie du lycée. La victime, âgée de 17 ans, se dirigeait vers l’arrêt de bus pour rentrer chez elle lorsque trois autres filles d’environ 15 ans lui ont arraché son sac, l’ont insultée, frappée et tiré violemment les cheveux. Cette scène de violence a été filmée et diffusée en direct sur les réseaux sociaux. Les agresseurs ont ensuite suivi leur victime dans les rues du Havre, l’ont à nouveau passée à tabac pendant une dizaine de minutes et l’ont forcée à se déshabiller.
Une deuxième victime et des menaces
Les agresseurs ont fait plusieurs fois des menaces de mort à la victime pour l’empêcher de porter plainte ou d’en parler à ses amis ou sa famille. La jeune fille a été contrainte de s’excuser devant la caméra, toujours en direct sur les réseaux sociaux. Son calvaire s’est finalement arrêté lorsque qu’un couple témoin de la scène est intervenu pour l’aider et l’a ramenée chez elle. Une deuxième victime, âgée de 14 ans, a également été identifiée. Par peur, elle a refusé de donner le nom de son agresseur lors du dépôt de plainte et bénéficie de cinq jours d’ITT.
Le phénomène du « happy slapping »
Cette agression s’apparente à une pratique appelée « happy slapping ». Cette pratique consiste à filmer l’agression physique d’une personne pour ensuite la diffuser sur les réseaux sociaux. Eric Henry, délégué national du syndicat Alliance Police, explique que cette pratique vise à humilier la victime et à lui faire ressentir de la honte. Les agresseurs pensent souvent ne pas être coupables puisqu’ils agissent derrière un écran. Cependant, cette pratique est punie par le Code pénal et les auteurs peuvent être identifiés et condamnés grâce aux techniques d’investigation. Il est espéré que la réponse pénale soit ferme et dissuasive afin de réprimer ces actes odieux.
La poursuite des investigations et l’exploitation de la vidéo-protection permettront d’identifier les auteurs de cette agression. Il est important de noter que les vidéos de la seconde agression circulent toujours sur les réseaux sociaux.

