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Violences sexuelles dans le cinéma : l’élargissement de la mission de la commission d’enquête
Une commission d’enquête étendue à l’audiovisuel et à la publicité
La députée Francessa Pasquini, à l’origine de la commission d’enquête sur les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma, a annoncé que celle-ci sera étendue à l’audiovisuel et à la publicité. L’enquête ne se limitera donc pas uniquement au grand écran, au spectacle vivant et à la mode. Cette décision intervient suite aux accusations d’agressions sexuelles et d’abus de pouvoir visant le cinéaste Philippe Lioret émises par dix comédiennes.
Une enquête qui inclura également les victimes majeures
Initialement prévue pour se concentrer sur les victimes mineures dans le cinéma, la mode et le spectacle vivant, la commission d’enquête élargira son champ d’investigation pour inclure les victimes majeures. Cette décision vise à examiner de manière plus large les violences sexistes et sexuelles dans le domaine de l’industrie du divertissement.
La création de la commission d’enquête soumise au vote des députés
La commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a approuvé la création de la commission d’enquête le 9 avril. Cependant, la décision finale reviendra aux députés qui devront formellement l’approuver lors d’un vote le 2 mai.
Contexte de la proposition de résolution
La députée Francessa Pasquini a déposé une proposition de résolution le 14 mars, demandant la création d’une commission d’enquête visant à évaluer la situation des mineurs travaillant dans l’industrie du cinéma, du spectacle vivant et de la mode. Cette proposition, cosignée par 75 parlementaires de différents groupes politiques, vise à identifier les mécanismes et les défaillances susceptibles de favoriser les abus et violences envers les mineurs. Elle fait suite à la demande de Judith Godrèche, actrice engagée dans la lutte contre les violences sexuelles sur les enfants dans le cinéma.

