Sommaire :
GENÈVE 2023
par Muriel Del Don
Lieu de découverte et de questionnement
– Lieu de découverte et de questionnement du potentiel toujours grandissant de l’audiovisuel, la manifestation genevoise nous propose de plonger au cœur d’œuvres qui ne suivent pas les règles.
Daaaaaali ! de Quentin Dupieux
Le rôle du GIFF et du GDM
Dans le communiqué de presse, à propos de sa troisième édition à la tête du GIFF – Geneva International Film Festival, Anaïs Emery affirme qu’elle profitera de cette 29 édition (3-12 novembre) pour « affiner le rôle du GIFF et du GDM – Geneva Digital Market comme lieux de réflexion et d’expérimentation des potentiels de l’audiovisuel », un endroit où réfléchir au cinéma de façon globale. Le Cinéma devient alors synonyme d’innovation et de partage, d’ouverture vers le futur et de pluridisciplinarité. Comme souligné par Emery, le Geneva Award, décerné cette année au collectif Kourtrajmé, est un exemple emblématique de cette tendance, de cette volonté du festival de s’ouvrir aux différentes possibilités que l’audiovisuel offre. Avec son goût prononcé pour l’autonomie, la fluidité des genres qui se traduit par une utilisation diversifiée des formats, ainsi que par la volonté de démocratiser le cinéma, Kourtrajmé n’a pas peur d’imposer sa vision personnelle de l’audiovisuel.
La programmation
Daaaaaali ! de Quentin Dupieux ouvrira le bal avec une dose bienvenue de folie. Six acteurs incarnent avec jubilation le fameux artiste espagnol, choisi par une journaliste comme sujet principale de son nouveau film. Nombreux sont les productions et coproductions européennes sélectionnées dans la Compétition internationale dédiée aux longs métrages.
Parmi ces douze pépites on retrouve les français Avant que les flammes ne s’éteignent de Mehdi Fikri qui met en scène une famille confrontée à un drame qui ne peut pas rester impuni ; La vénus d’argent d’Héléna Klotz où une jeune fille (interprétée par la musicienne Pomme) lutte pour se créer un futur différent ; Blaga’s Lessons de Stephan Komandarev, un film noir qui parle sans fardes de la société bulgare ; The Universal Theory de Timm Kröger, un thriller qui se passe dans les fascinants années 60, au cœur des montagnes ; Holly de Fien Troch qui parle d’une mystérieuse adolescente de 15 ans qui se voit confrontée à d’étranges prémonitions ; Polite Society de Nida Manzoor, une comédie dominée par les arts martiaux où des héroïnes modernes luttent pour leur indépendance ; Upon Entry d’Alejandro Rojas et Juan Sebastian Vásquez, un huis clos intense qui parle du revers de la médaille des procédures d’immigration, et les coproductions internationales Banel & Adama de Ramata-Toulaye Sy qui nous propose de plonger au cœur du Sénégal, dans un village du nord où un couple doit affronter les traditions ancestrales immuables de leur communauté et Sidonie au Japon, d’Élise Girard où une écrivaine française de renom (Isabelle Huppert) se retrouvant au Japon pour la promotion d’un de ses livres se voit obligé d’affronter les fantômes du passé.
Les séries sélectionnées
Nombreuses sont aussi les séries européennes sélectionnées dans la Compétition internationale séries. Parmi celles-ci on retrouve les danoises Agent de Nikolaj Lie Kaas, touchante satire sur le métier complexe d’agent d’artistes, et Prisoner de Kim Fupz Aakeson, Frederik Louis Hviid et Michael Noer qui nous plonge dans les entrailles d’une prison gangrénées par les jeux de pouvoir, ainsi que Boat Story la britannique d’Harry et Jack Williams, un voyage captivant dans les recoins secrets du deal de drogue, et la belge The Club de Zita Theunynck et Leander Verdievel, qui met en scène trois couples unis par le désir d’avoir un enfant malgré leur problèmes de fertilité.
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