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Les adolescentes et les réseaux sociaux
Trois heures et quatorze minutes par jour. C’est le temps que consacrent en moyenne les adolescentes à TikTok, Instagram ou Snapchat. Et c’est une heure de plus que leurs homologues masculins.
Une étude de la Fondation Reboot
Une étude menée par la Fondation Reboot a révélé que ce sont les jeunes filles âgées de 16 à 24 ans qui passent le plus de temps sur les réseaux sociaux. Cette étude a été présentée la semaine dernière lors du Women’s Forum for the Economy and Society.
Un aspect mercantile important
Plus de la moitié des femmes interrogées utilisent les réseaux sociaux pour rechercher des marques ou des produits. Les influenceuses ont également un réel impact sur l’opinion des femmes, 60% d’entre elles reconnaissent être influencées par elles.
La présidente du Women’s Forum, Anne-Gabrielle Heilbronner, souligne que l’industrie de l’influence présente des opportunités économiques pour les femmes, mais il est important d’aider les adolescentes à comprendre cette dynamique et à faire preuve d’esprit critique.
Le fossé entre réalité et perceptions
Il existe un fossé entre la réalité et les perceptions des utilisatrices. La majorité des adolescentes et des adultes sont persuadées que les influenceuses gagnent correctement leur vie en étant payées pour mettre en avant des produits. Cela a même poussé certaines femmes à essayer de générer des revenus en ligne.
Une industrie dominée par les femmes
Les femmes dominent l’industrie de l’influence, avec 85% des partenariats noués avec des entreprises en 2021 faisant appel à des influenceuses. Cependant, cela ne signifie pas que toutes les influenceuses gagnent beaucoup d’argent. En réalité, 80% des 1 000 influenceuses interrogées ne parviennent pas à subvenir à leurs besoins.
Les conséquences sur l’estime de soi
Les contenus des vidéastes peuvent avoir un impact négatif sur l’estime de soi. Après avoir regardé des vidéos de fitness ou vantant des produits de maquillage, près d’un tiers des femmes sondées avouent se sentir découragées, seules ou angoissées.
Des relations influencer-adolescente toxiques
Près de 60% des adolescentes estiment avoir une « connexion positive » avec une influenceuse. Cependant, cette relation est souvent toxique car elle est quotidienne et à sens unique, note Helen Lee Bouygues, présidente et créatrice de la fondation Reboot.

