Une étude menée par la région Île-de-France et le Réseau Environnement santé montre que huit phtalates, perturbateurs endocriniens, sur les neuf testés ont été retrouvés sur les bracelets de tous les volontaires. Près de 500 élèves volontaires issus de 30 lycées parisiens et de banlieue ont porté un bracelet en silicone pendant sept jours afin d’évaluer leur exposition à neuf phtalates.
Le taux d’exposition maximum relevé dans le panel est 250 fois plus élevé que le taux d’exposition minimum enregistré sur l’un des participants. Cela signifie que les élèves plus exposés ont la possibilité de réduire leur exposition pour se rapprocher des moins exposés, comme l’indique l’étude.
Plus présents dans les lycées du 93 qu’à Paris
Pour ne stigmatiser aucun élève, les résultats ont été donnés seulement par lycée. Cependant, les différences d’un établissement à l’autre sont très importantes. Le taux d’exposition aux perturbateurs endocriniens est quatre fois plus élevé pour les lycéens de Seine-Saint-Denis que pour les Parisiens. Cette situation inquiète des élèves du lycée François Arago, à Villeneuve-Saint-Georges.
« Résultats très immédiats »
Des conseils pratiques ont été donnés aux lycéens afin de réduire ces polluants dans leur environnement. Il est important de comprendre que les effets ne se font pas attendre trente ou cinquante ans, mais sont très immédiats, selon le toxicologue André Cicolella, président du Réseau Environnement santé.
En réduisant notre exposition, les troubles du langage et les maladies infantiles peuvent régresser assez rapidement. Cela permet également de prévenir à plus long terme les troubles de la fertilité, certains cancers hormono-dépendants, le diabète et l’obésité.

