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Plan de réduction d’empreinte immobilière de l’État
Publié le 19 nov. 2023 à 13:26Mis à jour le 19 nov. 2023 à 18:16
L’État s’inspire du monde de l’entreprise. L’essor du télétravail et du flex office ayant poussé le secteur privé à réduire le nombre de mètres carrés occupés par les cols blancs, les ministères et les multiples administrations pourraient eux aussi chercher à dégager de substantielles économies en réduisant leur empreinte immobilière.
Dans une interview à « La Tribune Dimanche », Bruno Le Maire et Thomas Cazenave, respectivement ministres de l’Économie et des Comptes publics, précisent que l’État pourrait en particulier relancer un plan de cession d’actifs pour contribuer au désendettement des comptes de la Nation.
Réduction des surfaces occupées par l’administration
Thomas Cazenave propose de réduire de 25 % les surfaces occupées par l’administration. Il souligne que cette mesure est un levier de sobriété, d’autant plus compte tenu des nouvelles formes de travail. Actuellement, le ratio des surfaces par agent public est de 24 mètres carrés, bien supérieur à celui du secteur privé. L’objectif est de le ramener à 16 mètres carrés.
Le patrimoine immobilier de l’État
« La Tribune » met en évidence le caractère gigantesque du patrimoine immobilier de l’État et des organismes publics, qui totalise 99 millions de mètres carrés, 191 000 bâtiments occupés et 30 000 terrains. Cependant, en raison de la diversité des activités de l’État, il est impossible de céder une part importante de ce patrimoine, notamment les prisons, les tribunaux, les musées et les hôpitaux. Néanmoins, des économies et des cessions sont envisageables dans les activités purement administratives et les bureaux.
Pistes d’économies et de réformes supplémentaires
L’audiovisuel public dans le viseur de Bercy
Dans cette interview à « La Tribune Dimanche », les ministres évoquent d’autres pistes d’économies. Bercy envisage 12 milliards d’euros d’économies pour le budget 2025, affirmant que tous les ministères seront concernés. Parmi les domaines ciblés figurent l’audiovisuel public, le logement, les aides sociales et la décentralisation, qui doit être clarifiée.
Concernant les aides aux entreprises, Thomas Cazenave déclare que tout sera examiné, dans le but d’optimiser et de simplifier ces dispositifs. Bruno Le Maire précise cependant que cela ne signifie pas renoncer à la politique de l’offre favorable aux entreprises.
Malgré le regain de chômage, le ministre des Finances affirme qu’il est possible d’atteindre l’objectif de 5 % de taux de chômage en 2025, mais il souligne la nécessité d’une réflexion sur le modèle social, notamment en ce qui concerne l’assurance-chômage. Il souhaite également une révision des dispositifs d’indemnisation contribuant au chômage des seniors.

