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Moins de points de deal et explosion des réseaux sociaux
L’été 2017 à Toulouse a été marqué par l’apparition d’un « plan weed » sur Google Maps, révélant ainsi le lieu de deal de Varèse dans le quartier de La Reynerie. Les trafiquants ont personnalisé leurs pochons et introduit des cadeaux pour fidéliser les consommateurs, en particulier les étudiants de l’université du Mirail. Malgré deux grosses opérations de police, le trafic a subsisté mais a diminué en termes de chiffre d’affaires. En effet, les points de deal de Auriacombe et Pergaud, situés dans le quartier de Bellefontaine, sont toujours actifs mais de nouveaux lieux de trafic ont émergé ailleurs.
La stratégie de réinvention des trafiquants
Les efforts des forces de l’ordre ont poussé les trafiquants à se réinventer afin d’échapper à la pression policière. Aujourd’hui, environ 70% du trafic de stupéfiants en Haute-Garonne se déroule sur les réseaux sociaux, une tendance en constante progression. Les dealers ont abandonné les points de deal traditionnels au profit d’un système de livraison à domicile. Ils recrutent également via les réseaux sociaux en proposant des offres d’emploi et en organisant des entretiens d’embauche. Certains réseaux vont même jusqu’à vérifier la fiabilité de leurs clients pour éviter toute infiltration.
Cannabis, cocaïne, même héroïne
Ce système de vente de stupéfiants a évolué au fil du temps. Initialement limité à la vente de grammes de cannabis ou de cocaïne, il s’est progressivement étendu à d’autres substances, y compris de l’héroïne. Les trafiquants se sont organisés en mettant en place une structure complète : des nourrices pour garder les drogues, des livreurs pour distribuer les doses, des collecteurs d’argent liquide et un plan marketing incluant un site attrayant, des tickets à gratter offrant des récompenses en cannabis et même une prime de fidélité. Chaque acteur de cette chaîne tire profit de cette activité, sans la moindre culpabilité, comme s’il s’agissait de vendre n’importe quel produit.
La montée en puissance des femmes dans le trafic
De plus en plus de femmes sont impliquées dans ce trafic de stupéfiants. Souvent, elles effectuent des allers-retours en Espagne avec de grandes quantités de drogue, sans réaliser la gravité de leurs actes. Les forces de police et de gendarmerie parviennent à démanteler ces organisations au quotidien, mais de nouveaux trafiquants prennent immédiatement leur place. Il suffit d’un simple téléphone et d’un investissement de 300 € pour démarrer la vente. Les clients, quant à eux, sont toujours présents, assurant ainsi une demande continue pour ces substances illicites.

