Sommaire :
L’enquête de la Force intérimaire des Nations unies au Liban
Les conclusions de l’enquête de l’ONU
Une enquête de l’ONU, consultée ce jeudi 14 mars par l’AFP, indique qu’il n’y avait pas d’échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise au moment où un char israélien a fait feu le 13 octobre. Le reportage tue un journaliste de Reuters et en blesse six autres, dont deux de l’AFP. Selon l’enquête de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, remise aux autorités libanaises et israéliennes, l’armée israélienne a tiré deux obus de 120 mm de char Merkava en direction des journalistes.
Les conséquences et les réactions
L’enquête indique que les tirs contre les journalistes, clairement identifiables comme tels, constituent une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et du droit international. Les raisons de ces frappes ne sont pas connues. Des échanges de tirs de part et d’autre de la Ligne bleue ont été signalés avant la frappe contre les journalistes. Issam Abdallah de Reuters a été tué et six autres journalistes ont été blessés, dont Christina Assi de l’AFP qui a dû subir une amputation de la jambe droite.
Eliminer la menace
La position de l’armée israélienne
Interrogée sur le rapport de la Finul, l’armée israélienne affirme que des chars et des canons d’artillerie israéliens ont riposté le 13 octobre à des tirs du Hezbollah, qui se pose en alliée du Hamas, dans le but d’éliminer la menace. L’armée israélienne nie toute intention délibérée de tirer sur des civils, notamment des journalistes, et déclare regretter les dommages causés à des parties non impliquées.
Les conclusions de différentes enquêtes
Une enquête menée par l’AFP avec le collectif britannique Airwars a conclu qu’un obus de char de 120 mm, utilisé uniquement par l’armée israélienne dans la région, était à l’origine de la frappe. Des investigations menées par Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont également pointé du doigt des frappes israéliennes. Une analyse menée par le laboratoire de l’Organisation néerlandaise de recherche scientifique appliquée (TNO) a indiqué que le char israélien avait probablement également ouvert le feu avec une mitrailleuse lourde dans un deuxième temps.

